Le lycée Schoelcher est une urgence de 10 ans

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Lycee-Schoelcher

Tribune par Rolande Grubo :

« C’est en effet en 2006 qu’Alfred MARIE-JEANNE, soucieux de la sécurité des élèves et personnels de cet établissement, fait réaliser par un cabinet international un audit sur la résistance de ces bâtiments vieux de 80 ans.

Les conclusions sont claires : le lycée Schoëlcher ne résistera pas à une secousse sismique majeure.

Dans n’importe quel pays normal, des mesures d’évacuation aurait été immédiatement prises. Le récent tremblement de terre survenu cette semaine en Équateur nous rappelle que « jou malè pa ni pwan Gad » ( Les jours de catastrophe arrivent sans préavis).

Malheureusement pour notre Martinique, des responsables politiques irresponsables, au plus haut niveau, ont utilisé la plus crasse démagogie là où le consensus sécuritaire s’imposait.
La question du Lycée Schoëlcher a été donc transformée, pour les intérêts narcissiques du président du néo-PPM, en objet d’affrontement idéologique et politicien.
Comment se justifieraient, aujourd’hui, si -par malheur- le pire survenait, ceux qui ont maintenu en situation de danger des centaines de jeunes Martiniquais ?

Comment réagiraient des pères, des mères, des frères et des sœurs -si le malheur survenait- devant l’absurdité d’une tragédie que nous aurions pu éviter et que nous avons, maintenant, le devoir moral absolu d’éviter ?

Que diraient les politiciens irresponsables, les fonctionnaires manipulateurs experts en SMS de désinformation qui poussent au feu, encore aujourd’hui, et qui ont bloqué, délibérément la reconstruction du lycée Schoelcher ?

LE MALHEUR N’ARRIVE PAS QU’AUX AUTRES… ET IL EST PARFOIS TROP TARD POUR AGIR DE MANIÈRE RESPONSABLE…
La question de l’évacuation urgente et de la reconstruction du lycée Schoëlcher ne saurait être, moralement, un objet de récupération. Malheureusement, elle l’est devenue !
L’évacuation des élèves et du personnel constitue une urgence sécuritaire qui ne souffre d’aucun délai.
Monsieur Alfred MARIE-JEANNE et le Conseil Exécutif de la CTM refusent d’exposer plus longtemps au danger nos enfants.

Ils refusent la non-assistance à personnes en danger dont seront accusés ceux qui, par des manœuvres divers, veulent maintenir encore élèves et personnels dans un établissement qui est devenu un cimetière potentiel.

La constitution d’équipes réunissant des représentants de toutes les parties concernées, autour d’un consensus clair :
– préserver l’ entité administrative et pédagogique du lycée;
-assurer les meilleures conditions de travail possibles durant la transition, pour permettre la réussite des élèves.

Prendre le risque de ne pas dispenser les cours aux élèves en cette fin d’année , entamer une grève alors que les élèves eux-mêmes refusent de se faire manipuler est, de fait, une déclaration de guerre et une stratégie misérable, en droite ligne de toutes les dernières stratégies de déstabilisation déployées depuis l’installation de la CTM par les revanchards du 13 décembre, avec, à leur tête, le président du néo-PPM.

MONSIEUR LÉTCHIMY, NOUS NE VOUS LAISSERONS PAS EXPOSER AU PIRE DES JEUNES MARTINIQUAIS ET LEURS ENCADRANTS !

La négociation exige un comportement responsable avec les concessions nécessaires afin d’atteindre l’objectif fixé : s’il faut répartir nos enfants sur deux établissements contigus, le temps d’une reconstruction, alors que cela se fasse sans amertume et esprit polémique.

Les électrices et électeurs ont porté à la présidence de la CTM des hommes et des femmes d’action et de dialogue qu’ils estiment en capacité de diriger le pays. Cela ne saurait en aucune façon être remis en cause. S’il est vrai que la communication doit être le maître mot, chacun doit aussi comprendre qu’il n’est pas le seul à exister, avec ses priorités et qu’il a le pouvoir tout bloquer jusqu’à ce que son problème soit réglé. Les revendications catégorielles aussi légitimes soient-elles ne peuvent être l’occasion de blocage du pays car les nombreux problèmes , qui , pays libéré oblige, se font jour, doivent tous être traités comme il se doit.

La CTM a , en moins de 4 mois d’existence , prouvé qu’elle veut et peut oeuvrer dans le dialogue car faire peuple c’est aussi savoir dialoguer.

Rolande GRUBO »