Le peintre Habdaphaï invité spécial à Toulouse, expose ses œuvres originales en Guadeloupe

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 « Je mets en lumière,  j’interroge sur les identités, sur les cultures ». (Habdaphaï)

A la fois en métropole et aux Antilles, Habdaphai, l’artiste martiniquais, se dédouble au mois de septembre.

Le peintre plasticien multiculturel expose en Guadeloupe et dans le même temps à Lisle-sur-Tarn. Nous le retrouvons ce lundi 11 septembre 2017 dans ce petit village, près de Toulouse.

Né à Fort-de-France en Martinique, c’est en fréquentant les ateliers du Sermac que le jeune Habdaphai construit son imaginaire, il est à cette époque danseur traditionnel et se prénomme Jean. Il décide de peindre mais refuse de s’installer dans le classique et le conventionnel. Il se crée son personnage et devient Habdaphai (une invention afro-caribéenne de l’artiste), et construit son Art autour de la poésie et du mouvement. Ses pots de peintures, ses crayons, ses outils feront le reste. « Profondément martiniquais », comme il ne cesse de le répéter, Habdaphai est également séduit quand il découvre d’autres perspectives à explorer.

Depuis dimanche 10 septembre les artistes Claude Laporte, Gerard Cazaux et Michel Ger, l’ont invité dans un lieu étonnant, à quelques kilomètres de Toulouse. Habdaphaï est en résidence, un atelier maison où il «  partage des moments d’Art avec des artistes et avec les habitants du village ». L’occasion de confronter ses idées, ses techniques, son style pendant un temps déterminé. Le martiniquais est en immersion jusqu’au mercredi 19 septembre.

Habdaphai nous confie qu’il est attendu au bout de cette expérience  : « A la fin de la Résidence, je fais une exposition des créations in-situ, devant les habitants du petit village de Lisle-sur-Tarn ». (Région du Tarn en Occitanie)

A près de 8 000 kilomètres, à Jarry en Guadeloupe, le T&T Gallery organise une exposition « Territoire » au Project Room. L’idée du commissaire de la Galerie T&T, est de présenter du samedi 9 septembre au 7 octobre, la dernière série de peintures que l’artiste  Habdaphaï, a intitulé : «  Territoire et son dédoublement, les Migrants ».

« Dans cette série sur chaque toile on retrouve le T du territoire, une sorte de phorie, où chaque homme serait un enfant dans les bras d’un géant, sortant de la terre, s’y enfonçant comme dans un marécage, toujours plus haut, toujours plus loin… car si nos territoires globalisés sont désincarnés, le territoire d’Habdaphai s’inscrit sur le corps comme la mémoire » écrit l’organisateur de l’exposition « Territoire »

C’est au Project Room de Jarry à la Galerie T&T Art Contemporain, immeuble Socogar, rue Ferdinand-Forest, à Jarry/ Baie-Mahault. Tél. 06 90 26 87 18.

Depuis Toulouse, j’ai interpellé l’artiste martiniquais, qu’il m’explique comment il a « fabriqué » son nom

Habdaphaï : « J’ai fait le choix de mon vécu au Sénégal (Faye) qui est devenu Phaï et mon vécu dans la Caraïbe, en Haïti, symbolisé par Habda ».

Mon nom d’artiste Habdaphaï, c’est un mot afro-caribéen, qui représente mon travail et mon engagement professionnel. A travers mon travail, je recherche l’être trans multi-culturel, et trans multi-syncrétiste. Je mets en lumière, l’être martiniquais,  j’interroge sur les identités, sur les cultures et aussi le « devenir » de ce nouveau peuple et de sa culture.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus
ImagesHabdaphaï