Le port du cheveu crépu : entretien avec l’écrivaine Rokhaya Diallo

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Questions et réflexions dans la boîte à idées de Rokhaya Diallo

Aujourd’hui, l’ écrivaine explore le port du cheveu crépu et les échos sociologiques, identitaires et médicales qui l’entourent. Quelques pistes de réponses dans AFRO, son nouveau livre sorti le 4 Novembre 2015 aux Editions Les Arènes.

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Rokhaya Diallo est une journaliste, écrivaine et réalisatrice. Fondatrice de l’association les Indivisibles. Elle administre le Réseau européen contre le racisme : Enar.

J’ai rencontré Rokhaya, trois heures avant que la France ne soit déchirée par les multiples attentats, au cœur de notre vie parisienne.

Il fallait la trouver en cet après-midi du 13 Novembre. J’ai parcouru le quai de l’Oise, un cadre privilégié en plein cœur de Paris, dans le 19ème arrondissement. Péniche, barques, étudiants de cinéma qui discutent, des gens qui se croisent, un petit bonheur en fin journée.

Et puis, enfin, passée une grande porte, une petite cour et c’est Rokhaya très pressée (me précise-t-elle) qui vient m’ouvrir. Pull jaune et pantalon étroit, une décontraction naturelle qu’elle associe à un sourire chaleureux et amical.

Elle réalise un documentaire sur les nouveaux activistes américains et vient d’apprendre qu’elle sera notre vedette sur BET France.

Un peu à l’écart de sa salle de montage, après avoir salué ses collaborateurs de Temps Noirs, Rokhaya et moi, on s’installe.

J’ai l’impression de l’avoir toujours connue, c’est relaxant.

On l’accuse de polémiquer et elle se fait durement bousculer quelques fois. Rokhaya nous répond sans détour …

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La problématique africaine, les critères de beauté en Afrique. Elle nous explique comment est-ce difficile pour les femmes africaines de (re)passer le cap du naturel !

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« Arriver à l’âge adulte et décider de porter ses cheveux au naturel représente une forme de reconversion identitaire pour de nombreuses femmes noires occidentales » R.D

Entretien par Dothy Audibert-Champenois :

Les photos sont prises par Brigitte Sombié.

 


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