Le tweet de ValérieTrierweiler « n’a pas arrangé les choses » pour Ségolène Royal

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Ségolène Royal, largement battue à La Rochelle par le dissident PS Olivier Falorni, a estimé que le tweet de Valérie Trierweiler, soutenant ce dernier, « n’a pas arrangé les choses ». « Je pense que ça n’a pas arrangé les choses, pourrais-je dire pudiquement », a répondu la présidente de Poitou-Charentes sur France 2, en réponse à une question sur « l’impact du tweet » de la compagne de François Hollande apportant son soutien à Olivier Falorni. Mardi, Valérie Trierweiler avait provoqué la stupeur en postant un tweet en fin de matinée, dans lequel elle apportait ses encouragements à Olivier Falorni, candidat dissident du PS, opposé à Ségolène Royal au second tour des législatives à La Rochelle.

Sur le réseau social Twitter,Valérie Trierweiler a publié ce message, le 12 juin dernier, qui a mis le feu aux poudres de ces élections législatives : « Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des rochelais depuis tant d’années dans un engagement désintéressé » a-t-elle écrit peu avant midi.

Problème : Olivier Falorni n’est autre que le candidat dissident PS.

Revenant sur ce tweet soutenant son adversaire, Ségolène Royal disait regretter la « violence du coup » et avoir avoir été « meurtrie ». « En tant que femme politique, je demande à être respectée tout comme doit être respecté le soutien politique que m’apporte le président de la République en tant qu’unique candidate de la majorité présidentielle », ajoutait-t-elle.

Près de deux Français sur trois jugent que Valérie Trierweiler a eu tort de prendre position publiquement via Twitter en faveur du concurrent de Ségolène Royal aux élections législatives à La Rochelle, selon un sondage réalisé par Harris Interactive pour le magazine Gala.

Selon ce sondage, 69% des Français désapprouvent le tweet de soutien envoyé par la compagne de François Hollande à Olivier Falorni, concurrent à La Rochelle de Ségolène Royal, mère des quatre enfants du chef de l’Etat.

Ce chiffre de désapprobation est nettement plus marqué chez les sympathisants de gauche, où il passe à 81%.

Chez les sympathisants de droite, les réactions sont plus mitigées, avec 57% d’opinions négatives.

Et, selon ce sondage, trois Français sur quatre (76%) estiment que ce tweet «témoigne d’une confusion entre vie privée et vie publique».

Interrogé au sujet de ce tweet embarrassant, jeudi à Rome, à l’issue d’un entretien avec le chef du gouvernement italien Mario Monti, François Hollande a refusé de répondre.

rtl.fr / libération.fr