Léon Bertrand, condamné dans l’Affaire « Senog » se pourvoit en Cassation

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Les ennuis judiciaires de Léon Bertrand maire de la commune de Saint-Laurent du Maroni en Guyane, continuent.

L’ex-ministre délégué au Tourisme de Jacques Chirac est condamné à 18 mois de prison ferme et 100 000 euros d’amendes pour « complicité d’abus de bien sociaux ». La Cour d’Appel de Guyane a rendu ce jugement mercredi, dans « l’Affaire Senog Guy Le Navennec ».

Léon Bertrand, était accusé de favoritisme, alors qu’il était  Président de la Société Senog. Une Société dont le principal actionnaire est la municipalité que dirige le maire de Saint-Laurent du Maroni.
Il est soupçonné d’avoir encouragé des versements, au profit du Directeur Général Guy Le Navennec. Des sommes qui allaient contre les intérêts de la Société Senog, sur une période ou l’entreprise était déficitaire. Entre le 26 Juin 2008 et le 2 Février 2009, des opérations administratives ont facilité un « parachute doré » de 887 000 euros à Guy Le Navennec.

Guy Le Navennec, à lui été condamné à deux ans de prison ferme et 300 000 euros, pour « abus de biens sociaux » et « faux et usage de faux ». C’est lui qui avait fait rédigé des PV pour l’attribution de cette somme dont il était le bénéficiaire. D’autre part, la Cour relève que les instances de contrôle avaient signalé que Guy Le Navennec percevait un salaire excessif, il s’octroyait de plus, des primes importantes. Entre 2008 et 2012, il a perçu près de 230 000 euros de primes.
Selon la Cour d’Appel de Guyane, Guy le Navennec « a agi avec un esprit de dissimulation et de toute puissance, décidant lui-même de sa rémunération ». Sa peine de prison de deux ans est « sans aménagement possible ».

De son côté, Léon Bertrand, ex-ministre de Jacques Chirac, accumule les condamnations.
Le 4 Juillet 2013, il été accusé de « délit de favoritisme » et de « défense passive ». Le Tribunal Correctionnel de Martinique l’avait condamné à une peine de trois ans de prison. Puis en Cour d’Appel a 20 mois de prison et deux ans de privation de droits civiques. Mercredi 4 mai, dans cette nouvelle affaire de « complicité d’abus de biens sociaux », il écope 18 mois de prison ferme et d’une amende de 100 000 euros.

Le même jour, il a réuni la presse de Guyane pour annoncer qu’il se pourvoyait en Cassation.

Dorothée Audibert-Champenois