Léonarda : L’expulsion d’une jeune kosovarde qui secoue la France

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Mercredi 9 octobre, Léonarda Dibrani, une jeune rom kosovarde de 15 ans, scolarisée au collège André-Malraux de Pontarlier, dans le Doubs, a fait l’objet d’une chaleureuse visite lors d’une sortie scolaire. En effet, elle était loin de se douter qu’en descendant du bus, ce serait non pas sa maman qui l’attendrait mais les force de l’ordre pour la rapatrier vers son pays d’origine au Kosovo à Mitrovica, elle et sa famille « demandeurs d’asile ».

L’association Réseau Education Sans Frontière monte au créneau (RESF). Les politiques se concertent face à l’indignation de tous. Une affaire jugée suffisamment grave pour que Manuel Valls écourte son séjour aux Antilles et provoque une véritable crise au sein du gouvernement. Suite à une enquête administrative, l’expulsion de la famille Dibrani et les conditions d’éloignement de l’adolescente sont conformes à la loi.

Dominique Baudis, le défenseur des droits, avec l’accord de la famille s’est saisi de l’affaire et devrait rendre les résultats de son enquête dans les semaines à venir. Le Président François Hollande à quant à lui proposé à Léoonarda se revenir en France, mais, sans sa famille.

Pendant ce temps, une centaine de lycéens se sont rassemblés jeudi, vendredi et cet après-midi à Paris pour manifester pour demander le retour en France de la jeune fille et de sa famille.

Selon le sondage exclusif BVA publié dans « le Parisien » et « Aujourd’hui en France », moins d’un Français sur deux (46 %) se déclare choqué par l’interpellation de la collégienne rom, lors d’une sortie scolaire. Et une majorité des sondés (65 %) affirment être opposés à ce que l’expulsion de la jeune Kosovare soit annulée et, donc, que la famille de Leonarda puisse revenir en France.

La réaction de la collégienne est édifiant:

Son père a quant à lui a déclaré que: « Si ce n’est pas possible gentiment, alors il se fera de force […] Il n’y a aucune chance que j’accepte de diviser ma famille. Ils n’ont qu’à nous tuer tous à la frontière. C’est mieux que de rester ici».

La mère bouleversée s’est indirectement adressée au Président en ces termes: «S’il veut des enfants, il n’a qu’a les faire lui-même».

Cette affaire soulève à nouveau le débat houleux de l’immigration en France, débat auquel nous sommes aussi très familier ici en Martinique avec l’immigration clandestine; comme nous l’a rappelé dernièrement l’affaire du martiniquais de 52 ans, accusé  de trafic d’immigrés clandestins, en prison depuis le 14 octobre et accusé de faire passer des cubains en situation irrégulière de la Dominique vers Saint-Martin.

Photo : google image