L’épandage aérien suspendu en Martinique

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[Mise à jour du 10 octobre 2012]

Communiqué de la Préfecture Martinique :

Décision du tribunal administratif Épandage aérien

L’ordonnance prise par le juge des référés du tribunal administratif de Fort-de-France le 9 octobre 2012 a suspendu l’exécution de l’arrêté pris par le préfet de la région Martinique le 10 août 2012 en ce que cet arrêté a autorisé l’épandage aérien de produits contenant l’adjuvant Banole.

En revanche :

« Considérant que les moyens de la requête ne sont pas propres à créer en l’état de l’instruction, […] un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée ; »

L’ordonnance ne remet donc pas en cause le reste de l’arrêté qui demeure en application. Les services de l’État s’assureront du respect de ces dispositions par les bénéficiaires de la dérogation.

[Article publié le 09 octobre 2012]

Un coup dur pour les planteurs de bananes mais une belle victoire pour l’Assaupamar, les anti-épandage et le collectif des médecins présidé par le Dr Josiane Jos-Pélage. Après la Guadeloupe c’est au tour de la Martinique de bénéficier d’une décision de justice sur l’épandage aérien. Le président du Tribunal Administratif de Fort-d-France a pris sa décision ce mardi 09 octobre dans l’après-midi;  il a ordonné la suspension de l’épandage aérien au produit en Martinique. En cause le Banole qui n’a pas fait l’objet d’une évaluation scientifique préalable pour son utilisation par épandage aérien.

« Suspension provisoire donc de l’arrêté par lequel le préfet accordait aux planteurs une dérogation leur permettant de poursuivre cette pratique interdite par l’Union européenne. L’épandage aérien cesse donc ce jour et jusqu’à nouvel ordre » en Martinique.

 

C’est une grande et belle victoire, même s’il ne s’agit que d’une suspension de l’épandage aérien en attendant la décision sur nos actions en annulation. Elle renforce notre détermination dans notre lutte que nous menons avec le collectif contre l’épandage aérien et l’empoisonnement des Martiniquais, pour qu’il n’y ait jamais plus d’épandage de pesticides chez nous.

Pascal Tourbillon