Les coraux s’invitent au débat de la CTM

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Le collectif « Préservons le Patrimoine de la Baie de Fort-de-France » a souhaité alerté les têtes de liste à la CTM sur la situation des coraux en Martinique.

C’est un collectif bien remonté et inquiet qui s’adresse aux neuf têtes de liste en compétition à la collectivité territoriale de Martinique sur l’état des coraux du littoral de l’île.

Les images de la plage des Salines ne vous ont certainement pas laissé indifférent. Malheureusement, cette plage n’est pas le seul site touché par l’érosion des côtes; entre 1955 et 1994, le littoral martiniquais a perdu une vingtaine de mètres en moyenne sur 90 km !

Le groupe tient à préciser que le réchauffement climatique n’est pas le seul responsable de l’érosion des côtes. Le prélèvement de sable au niveau des rivières alors que ce dernier est censé alimenter le littoral aggrave la situation de la montée des eaux. Mais c’est surtout le mauvais état des récifs coralliens, fragilisés par la pollution des eaux participe grandement au phénomène. Ces récifs sont également arrachés et détruit par les autorités pour en faire du gravier pour la construction. Le collectif tient à rappeler qu’il s’agit d’une espèce protégé.

Il apparaît donc que l’érosion du littoral et la destruction des coraux organisés par les services de l’Etat résultent tous les deux : d’une non-prise en compte de l’importance des récifs coralliens et de prélèvements et destructions irréfléchis de ce qui peut être utilisés comme matériaux de construction (sable et coraux), car, pour beaucoup, les ressources environnementales sont considérées comme gratuites et infinies !

Actuellement la COP21 se déroule en France jusqu’au 11 décembre. A Paris de nombreux chefs d’état sont réunis pour trouver des solutions au réchauffement climatique. Le collectif regrette que la question des coraux ne soit pas l’une des priorités de cette rencontre internationale.

« Préservons le Patrimoine de la Baie de Fort-de-France » alerte aussi sur l’autorisation de destruction de 13,7 hectares de récifs coralliens. Ces derniers renferment une biodiversité riche et unique afin de les concasser pour en faire du gravier. Une fois détruit ils seront utilisés pour les travaux portuaires. Les membres écologistes souhaitent que les candidats à la CTM se positionnent sur cette question. Ils souhaitent que cette autorisation soit annulée.

Notre classe dirigeante, dont vous faites déjà partie ou que vous aspirez à intégrer, a-t-elle compris les enjeux environnementaux auxquels la planète est confrontée ? Vous ne pouvez sérieusement prétendre à diriger notre île à l’environnement si riche, mais si fragile, sans traiter cette question.

Qui seront les premiers à répondre…

A.G