« Les puteries des Antilles » sur Facebook

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Après l’affaire Oubababa en Martinique, voici une nouvelle dérive concernant l’utilisation de facebook. Les faits se sont déroulés ce mardi 26. Une page sous l’appellation « Les puteries des Antilles » à fait son apparition sur le réseau social diffusant des photographies de jeunes filles Guadeloupéennes et martiniquaises nues, à caractère pornographique dans des positions plus que suggestives. Des photographies de mineurs, probablement volées.

Pendant toute la soirée, les internautes des Antilles ont relayés cette nouvelle comme une trainée de poudre. Quand au véritable instigateur de cette agitation, il promettait aux internautes de leur communiquer le numéro de téléphone des jeunes filles qui obtiendraient le plus de « J’aime » sur leurs photos. Et ça marche.  En seulement 3 heures, la page « Les puteries des Antilles » avait atteint plus de 2500 « J’aime ». L’auteur des faits s’est même permis de s’amuser en direct avec les animateurs de Trace FM qui avait été contactés par une victime pour signaler la création de la page. Brouillant les pistes sur son âge il aurait également affirmé que les autorités ne réussiraient jamais à le localiser

Radio Trace FM a largement aidé les utilisateurs de Twitter et de Facebook à signaler cette « anomalie ». Suite à un signalement massif, la page été rapidement fermée, quelques heures après son apparition grâce à l’intervention de la brigade des mineurs du Moule en Guadeloupe. Mais le mal est déjà fait, malheureusement.

Le plus ennuyeux est certainement la diffusion des prénoms noms et âges des jeunes filles ainsi que les établissements scolaires fréquentés par celles-ci. Les conséquences ne sont pas réellement calculables pour le moment.

Pour l’instant aucune plainte n’a été déposée. Mais selon la loi, « le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d’enregistrer ou de transmettre l’image ou la représentation d’un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique » est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Les peines sont portées à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende « lorsqu’il a été utilisé, pour la diffusion de l’image ou de la représentation du mineur à destination d’un public non déterminé, un réseau de communications électroniques.

Vu la gravité des faits une enquête a été ouverte pour retrouver le ou les auteurs des faits.

Facebook, réseau social accessible à tous mais également une porte ouverte aux dérives de toutes sortes, nous voila confronté à la dure réalité du virtuel qui affecte nos vies privées.