Les taxis, en colère, se mobilisent dans plusieurs villes de France

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Ce jeudi 25 juin a été marqué par la grève des taxis à Paris et dans plusieurs villes de France. Plusieurs incidents sont à déplorer : agressions de chauffeurs, véhicules incendiés …

Afin de dénoncer la concurrence d’Uberpop, qu’ils jugent illégale, les taxis ont instauré une grève illimitée. Des milliers d’entre eux ont prévu de bloquer toutes les gares ainsi que les aéroports présents dans les grandes agglomérations de France telles que Paris, Bordeaux, Nice, Marseille, Lyon et Toulouse. Cette grève laisse place à des incidents très violents.
A Paris, plusieurs chauffeurs ont renversé et vandalisé des voitures qu’ils jugeaient provenir de la société d’UberPop.

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Des conflits entre chauffeurs de taxis, chauffeurs d’UberPop et VTC se multiplient et ont nécessité, à plusieurs reprises, l’intervention des forces de l’ordre. Au moins trois chauffeurs de taxi sont actuellement en garde à vue. A l’aéroport d’Orly, un chauffeur de taxi en grève a été renversé par un chauffeur d’Uberpop.

Les stars sont, elles aussi, prises dans le conflit taxi-Uber. C’est le cas de la chanteuse américaine Courtney Love, ancienne épouse de Kurt Cobain. Elle affirme que « des grévistes viennent d’attaquer » sa voiture avec des battes en métal, des jets d’œuf. Elle ajoute qu’elle est « plus en sécurité à Bagdad qu’en France » et demande l’intervention d’Hollande.

Ce mouvement perturbe également la circulation ce qui pousse la Préfecture de police à inciter la population à utiliser les transports en commun.

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Le premier ministre, Manuel Valls s’est exprimé sur le sujet et « condamne avec la plus grande fermeté » des violences jusée « inadmissibles ». Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur, quant à lui,  dénonce un « délit d’organisation d’activités illicites de transports de personnes » pouvant valoir jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. Il a également demandé au préfet de la police de Paris d’interdire l’activité d’Uberpop.

Pour les syndicats des taxis, cette mesure n’est pas suffisante, ils réclament la désactivation totale de l’application.

Le directeur général d’Uber France, Thibaud Simphal, n’a pas l’intention de se laisser faire. Il a déclaré sur les ondes que sa société allait contester en justice l’arrêté préfectoral interdisant l’activité d’UberPop dans l’agglomération parisienne.

Photos relayées sur les réseaux sociaux