« L’esclavage des Noirs, plus jamais ça ! » : Des antillais dans une campagne de solidarité avec l’Afrique

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Ils sont de Guadeloupe, des Antilles ou d’Afrique, depuis le début de l’année ils aident sept enfants gambiens à se former dans les métiers de la coiffure. Au milieu de ces enfants, le chanteur S’Rise. L’artiste guadeloupéen a rencontré deux jeunes gambiens, des migrants vendus en terre libyenne. Ils lui expliquent que, n’ayant ni formation, ni perspectives d’avenir, ils ont choisi de quitter leur famille pour les aider et avoir « une vie plus confortable ! »

Entre leur rêve et leur retour sur le sol africain, les deux jeunes ont été vendus aux enchères pour devenir des esclaves.

S’Rise nous raconte comment des antillais, ses amis et des sympathisants se sont mobilisés pour venir en aide financièrement, à ces jeunes étudiants de Gambie. La Gambie, ce petit Pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, bordé par le Sénégal.

Cette contribution, cette envie de passer des messages et de dénoncer des injustices, commence avec une campagne qui fédère une  grande partie de la jeunesse afro descendante de Londres : « C’est un début, nous faisons avec nos moyens pour aider nos frères africains. Notre contribution commence avec cette campagne que nous structurons »

« L’esclavage des Noirs, plus jamais ça ! ». C’est aussi le Point de Vue de la romancière camerounaise Hemley Boum (Grand Prix littéraire d’Afrique noire) qui écrit dans le Monde Afrique, qu’il est urgent de restaurer la dignité des migrants-africains oubliés et vendus comme des marchandises :

Face à l’Europe qui trie « ses » immigrés et les dirigeants africains qui les poussent au désespoir, Intellectuels, militants, juristes, artistes, sur place ou dans la diaspora, nous avons le devoir de travailler ensemble pour déconstruire les mécanismes de l’avilissement. » soulignait la romancière.

La vérité éclate le 22 octobre 2017, quand une vidéo difusée sur la chaîne CNN montre des africains mis à prix dans une vente aux enchères en août 2017.

Choc et sidération pour certains qui  constatent que des hommes sont vendus comme des marchandises, à l’abri des regards, dans une petite villa de Tripoli en Libye.

La presse en France relaie trop timidement, en réactions, des rassemblements s’organisent devant l’ambassade de la Libye où des manifestants furieux défilent et tiennent meeting pour dénoncer des actes abolis depuis plusieurs siècles.

Paris,  Toulouse, Bruxelles, Afrique du Sud ou Genève le monde entier descend dans les rues par millier.

En Angleterre, le 29 novembre 2017, le musicien guadeloupéen S’Rise (ci-dessus) qui observe une pâle agitation, va réagir. Méthodiquement, l’artiste va créer une dynamique autour de lui dans le but de dénoncer ces faits mercantiles et lancer une campagne pour collecter des fonds afin de soutenir la formation de jeunes africains.

Il écrit et compose une chanson #I AM NOT4SALE qui résume la situation tragique des migrants africains.

Comme d’autres antillais et africains qui vivent en Angleterre, Célita Suares de Guadeloupe (ci-dessus à gauche) et Carole Sika (à droite) qui dirigent respectivement, Red Entertainment et Afroculture, ont été révoltées en découvrant les vidéos de la honte (CNN).

A la presse, les deux associations ont rappelé que la communauté noire a des valeurs à défendre et une dignité à retrouver. Red Entertainment, Afroculture, S’Rise et leurs amis précisaient aux médias qu’ils : « Condamnent toute forme d’esclavage des migrants africains ». Célita Suares et Carole Sika ont naturellement épousé l’action du chanteur guadeloupéen, S’Rise.

Avec le soutien de Red Entertainment et d’Afroculture le projet de l’artiste S’Rise a depuis, pris un nouveau tournant. Les deux femmes qui comptent sur les réseaux et sur les concerts à venir, n’ont ni aides ni subventions.

La Campagne #I AM NOT4SALE est pourtant lancée mi-décembre 2017.

L’objectif pour les organisateurs, c’est de réaliser 4 concerts et collecter des sommes d’argent pour financer le projet de formation des sept jeunes gambiens. Le but, est d’offrir aux rapatriés, aux potentiels immigrés, aux jeunes démunis, un métier, des outils pédagogiques qui leur permettront de travailler ou de créer leur entreprise sur place, en Afrique, chez eux.

Pour mener à bien leur projet, Red Entertainment, Afroculture et S’Rise se sont liés avec une école de formation en Gambie. Le Mj Hairdressing Training Centre a comme directrice Mariamma Jallow.

Pour regrouper et assurer le suivi des enfants, les deux associations basées à Londres et le chanteur guadeloupéen S’Rise sont partenaires de Karamo Keita, lequel administre l’Association du Youth Against Irregular Migration en Gambie.

Des quatre concerts prévus, le premier a eu lieu à Londres (dimanche 4 février 2018), le second s’organise le 25 mars à Paris, suivront un concert à Manchester et un autre en Gambie, le 21 avril 2018. Red Entertainment prévoit 6000 personnes pour le concert #I AM NOT4SALE du 21 avril en Afrique.

Dimanche 4 février, 6 poètes étaient invités sur la scène de l’Undersolo : Harron,Uncle Errol, Marie Alonga, Stephanie Blossom, Liz, Nate the lyricist. Les Artistes, Sacha T, JP.Kazadi, Noël, McKoy, Phoenix, K9Nyny, Rebemouvement, Skipah Lako, Elehooma, Teshay, Makeda, S.RISE, Nu Flowah se sont produits  en chantant #I AM NOT4SALE devant les spectateurs réunis au premier show de la campagne initiée par le guadeloupéen S’Rise.

Chanson de la campagne : #I AM NOT4SALE
Lien pour la collecte de fonds : La plateforme website est en cours
Site d’achats des produits dérivés : vente de t-shirt en pre-order en envoyant un email a   redentlimited@gmail.com

Publié par Red Entertainment sur samedi 10 février 2018

L’année scolaire au Mj Hairdressing Training Centre dure une année et coûte 300 euros.
Les élèves vont en stage en entreprise durant deux mois.
Après le stage pratique, le directeur assure le suivi des étudiants pour faciliter leur intégration dans la vie active.

Contacts Facebook de Red Entertainment (Célita Suarès) et Afroculture 2018 (Caro Sika)

https://www.facebook.com/redentltd/ et https://www.facebook.com/AfroCulture2018/

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy

Images RedtEntertainment/Afroculture/SP Photographer/Rfi/HUffingtonpost/Facebook (Gambie)  Mariamma Jallow  Hemley Boum, Grand Prix littéraire d’Afrique noire (dans le Monde Afrique du 29 novembre 2017)

 

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1 commentaires :

  1. Lutin

    Si un media occidental n’avait pas mis en avant ce phénomène, cela continuerait toujours… Honte aux dirigeants africains! Ils prétendent qu’ils ne savaient pas! Il faut que ce soit CNN qui leur dise ce qui arrive a leur frere sur leur propre continent.
    C’est ca le pire a mon sens. Pire que le commerce d’etre humain.

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