Licenciée, elle entame une grève de la faim

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En ce vendredi 1er mai, fête du travail, une salariée se retrouve à faire la grève de la faim pour revendiquer ses droits.

Mme Edgard Annick a entamé une grève de la faim depuis ce matin, « pour non respect des procédures de licenciement ». Installée devant le siège social de l’association d’aide à la personne qui l’emploie, elle se dit déterminée à aller jusqu’au bout. Selon sa collègue, Dominique Prébost, elle aurait fait une tentative de suicide hier soir en avalant une boite de médicament.

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Selon la salariée de l’association Cad’Home située à la Cité Ozanam Batelière, c’est par téléphone qu’on lui a annoncé son licenciement la semaine dernière.

Une décision qu’elle juge abusive et qu’elle conteste bien évidemment. Mme Edgard réclame à l’association, son salaire du mois d’avril et des indemnités de départ. Pour le moment le dialogue est rompu entre les deux parties.

Les ex-salariés de l’association reprochent à la responsable, Mme Bourne Cousin Agnès, d’être à l’origine du climat malsain qui existe au sein de la structure. Elles sont trois employées a avoir fait l’objet de licenciements abusifs en moins d’un an. Certaines de leur bon droit, l’inspection du travail a été saisi depuis l’année dernière, « mais rien ne bouge » déclarent-elles.

Mme Edgard dénonce les mauvaises conditions de travail au sein de la structure. Employée depuis 2010, auxiliaire de vie de formation, elle dit travailler plutôt comme femme de ménage, parfois pendant de longues heures, sans pouvoir aller au toilette à cause du manque d’hygiène qu’elle rencontre chez certains clients.

Très affaiblie, elle marche difficilement mais reste déterminée à aller jusqu’au bout pour obtenir satisfaction. Elle a l’intention de camper devant l’association de jour comme de nuit, avec le soutien de ses collègues et amis qui lui apportent le nécessaire afin de tenir le coup ( eau, couverture, etc.)