Moins de viande locale et risque d’abattage clandestin : Inquiétude après quatre jours d’arrêt de l’abattoir

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Le blocage de l’abattoir de la Martinique situé au Lamentin préoccupe les acteurs de l’industrie de l’île à la veille des fêtes pascales. En effet, la viande locale est devenue une grande absente des rayons boucherie des points de vente de la Martinique.

Alors que le week-end pascal se prépare, les consommateurs ont noté ce jeudi 13 avril que la viande de mouton ou encore de bœuf se raréfie.

La faute à l’arrêt de l’activité de l’abattoir depuis le dimanche qui précède.

Les artisans bouchers sont en effet mobilisés depuis cette date et bloquent l’accès à l’abattoir. Pas d’animaux abattus, l’approvisionnement ne peut donc pas se faire. Or, cette viande locale représente les deux tiers des rayons boucherie en général.

Dans un communiqué, Hervé Toussay le président de l’AMPI, L’Association Martiniquaise pour la Promotion de l’Industrie tire la sonnette d’alarme et interpelle chaque acteur de cette filière viande en Martinique. Voici l’intégralité de ce texte rédigé le 12 avril par Hervé Toussay.

L’Association Martiniquaise pour la Promotion de l’Industrie tient à manifester sa vive inquiétude quant à l’arrêt de l’activité de l’Abattoir territorial (SEMAM).

Plusieurs entreprises adhérentes de l’AMPI sont particulièrement concernées et impactées, au même titre qu’une grande partie de la filière élevage de la Martinique.

En cette fin de carême et à la veille des Fêtes de Pâques, et donc d’une période au cours de laquelle la consommation de viande est traditionnellement très importante ; cette situation favorise inéluctablement la consommation de viande importée et pénalise cruellement la consommation de viande locale.

La Martinique n’est pas à l’abri de réapparition d’abattages clandestins avec les risques sanitaires encourus.

Dans un tel contexte, l’AMPI en appelle à la raison et à la responsabilité de chacun quant aux conséquences néfastes qui en découlent.

Elle demande donc la levée immédiate de ce blocage et souhaite bien évidemment qu’en parallèle les discussions entamées se poursuivent afin de trouver une issue positive qui satisfasse les parties prenantes.

 Déborah Louis Jean

 


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