Montpellier : En flagrant délit de vol chez son bienfaiteur, un réunionnais est condamné en Correctionnel

Vues : 700

La Cour de Justice de Montpellier vient de condamner Jules, en Correctionnel pour avoir abuser de l’hospitalité de ses bienfaiteurs. En Correctionnel le réunionnais écope de huit mois, quatre mois ferme et quatre avec sursis ; En plus de cette condamnation de prison le réunionnais de 24 ans est mis à l’épreuve pendant deux ans. La justice par la suite révèle d’autres informations sur le « très » jeune homme.

En 2014 à Montpellier, près de Triolet, pendant trois mois, un couple héberge un jeune homme, une ville française entre l’Espagne à l’Ouest et l’Italie à l’Est. Il l’aide à s’insérer dans la vie, lui trouve un emploi et lui offre son hospitalité. Puis le jeune homme sans explication quitte son asile salutaire, il s’en va sans donner d’explications au couple.

Seulement ce lundi 11 juillet aux environs de 23 heures, son bienfaiteur rentre chez lui et étonné et choqué, il croise le réunionnais torse nu et sans chaussures dans son jardin. Il constate en même temps q’une porte vitrée est brisée, il comprend qu’il vient d’être cambriolé. Jules semble bien chargé, pris en flagrant délit de vol, il laisse tomber deux sacs de sport. Dans ces sacs, Jules emportait : un ordinateur, un téléphone, console de jeux, bijoux et de la nourriture. Passé la surprise, Jules étant découvert, frappe son bienfaiteur au visage, de deux coups de poing au nez et à l’oeil, et s’enfuit. Le couple appelle la police et donne son signalement.

A l’intérieur, les murs du domicile ont été souillés, les portes extérieurs et intérieurs fracturées, les lunettes du bienfaiteur éclatées.

Dans sa course, il est vite stopper par la Bac au niveau de la tram Saint-Eloi. Au poste de police le jeune SDF reconnaît les faits sans difficulté.

Au procès Jules a tenter de faire comprendre son geste « Je n’avais pas mangé pendant deux jours, J’avais passer ma journée à errer. Mon geste est inexcusable ».
Mais plus que les dégradations physiques c’est l’aspect affectif qui touche le couple de bienfaiteur qui répond « s’il avait frappé, nous lui aurions ouvert une nouvelle fois ». Un couple qui le considérait comme leur fils, Jules, le réunionnais explique qu’il l’emmenait suivre des matches de basket, et faire des sorties au Pic Saint-Loup.
Malgré la plaidoirie de la défense, l’avocat Maître Fournel, évoquant son jeune âge et « toute la vie qu’il a devant lui », la justice à Montpellier a condamné le jeune récidiviste avec plus de fermeté.
A la barre, un portrait du jeune Jules n’est pas en sa faveur, il est présenté comme instable, incapable de conserver un travail et accro à l’accol.
Jules est aussi connu des services de police, il avait été condamné 22 février dernier à trois mois de prison avec sursis pour outrage et menace de mort envers un policier.

Ce vendredi 22 juillet, en Correctionnel, il est condamné à huit mois de prison dont quatre avec sursis.  Une condamnation assortie de deux ans de mise à l’épreuve. Le jeune réunionnais devra trouver un travail suivre des obligations de soins.

Dorothée Audibert-Champenois
PhotoMidiLibre