Moussa Ibn Yacoub est enfin libre après 7 mois de prison injustifiés au Bengladesh

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Moussa Ibn Yacoub est libre, il aura passé huit mois dans une prison du Bangladesh pour activité suspecte. En visite humanitaire, le jeune homme de 28 ans a été arrêté car la justice bengladaise doutait de son identité. Aujourd’hui, son calvaire prend fin, il pourra désormais revenir en France, en Seine-St-Denis, où il réside. Toutes les charges contre lui sont abandonnées.

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Une histoire qui a indigné et suscité beaucoup d’interrogation.
Le 19 décembre 2015, Moussa Ibn Yacoub part pour le Bengladesh, il fait partie de la mission humanitaire ONG musulmane BarakaCity. sa mision, la visite d’un camp de réfugiés Rohingyas, une minorité de musulmans venus de Birmanie, ils sont considérés illégaux au Bengladesh.

Moussa se fait arrêter, il écope de 70 jours de prison, puis face aux protestations de la communauté internationale et des soutiens qu’il reçoit, l’humanitaire bénéficie d’une liberté conditionnelle avec interdiction de quitter le territoire.

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C’est son nom d’usage qui semblait être la cause de tous ses ennuis. Le jeune homme qui se fait appeler Moussa Ibn Yacoub est officiellement Maxime Puemo Tchantchuing sur sa carte d’identité française. Il s’est converti à l’Islam, a changé de patronyme mais n’a pas modifié ses papiers.

Cette affaire dite l’affaire BarakaCity Moussa, a contrarié l’opinion publique, les internautes et interpellés les élus en France et dans d’autres pays. Depuis son incarcération, un hashtag #FreeMoussa a été lancé sur la toile.
La photo de Moussa Ibn Yacoub figure encore sur les murs de la mairie de Montreuil en région parisienne, son lieu de résidence.

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Aujourd’hui, dimanche 24 juillet, dans le médias, le Comité de soutien de Moussa Ibn Yacoub a afit part d’une photo de l’humanitaire tout sourire et annonce que son calvaire prend fin: « toutes les charges qui lui étaient reprochées sont abandonnées ».
Moussa Ibn Yacoub remercie ceux qui l’ont assisté et soutenu : « Après huit mois passés ici (Bengladesh) je suis encore debout et grâce à vous ». Moussa Ibn Yacoub ajoute qu’il « est ému », le jeune homme donne rendez-vous à ses amis et sympathisants, il avertit qu’il continuera dans la voie de l’humanitaire : « je vous dis à très bientôt en France et j’espère qu’on sera encore nombreux à continuer à œuvrer pour les démunis »

Quant à Patrick Bessac, le maire de la ville de Montreuil souligne qu’« en abandonnant les charges retenues contre lui, les autorités bangladaises ont reconnu sont innocence ». Il ajoute que « Moussa est désormais libre de retourner près de sa famille, de ses proches,de ses amis et de reprendre le cours de sa vie »

Dorothée Audibert-Champenois
Photos Dothy A-Ch/Streetview