« Mwen sé an moun »

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Le 24 février dernier, lors d’un échange pour le moins houleux en marge de la séance plénière du Conseil Régional, la première vice-présidente, Catherine Conconne s’est emportée. Ses propos ont été enregistrés et postés sur le web.

Certains estiment ces propos « choquants » de la part d’une élue, d’autres la soutiennent et dénoncent le harcèlement dont elle fait l’objet depuis quelques temps comme l’indique ce commentaire posté par un internaute.

Mwen sé an moun

Tout cela est bien déplorable, je conçois que rien n’est plus sale que la politique, mais il y a des limites à ne pas franchir, et je comprends fort bien Madame Conconne qui s’investit comme il se doit, dans la mission qui lui est dévolue, et ne mérite pas le traitement odieux auquel certains de ses opposants la soumet. Tout cela est bien triste pour le pays Martinique, et je soutiens la vice présidente de la Région dans a décision de traduire en justice toutes ces personnes qui n’ont qu’un objectif, salir ceux d’en face.

Voilà pourquoi notre jeunesse se désintéresse de la chose politique.
A Catherine Conconne, je lui dis de tenir bon, en précisant que je ne suis pas politicien, ni PPM, ni MIM, ni UMP, ni FMP, ni PS ni PC, ni UDI, et ni rien du tout qui touche à la chose politique politicienne. Toutt’ moun sé moun, chak moun ni tèt li pou sa ki an tèt li.

Ce commentaire rejoint la tribune ci-dessous, rédigé par un de ses collaborateurs :

« Mwen sé an moun »

La médisance et la diffamation sur les réseaux sociaux, et même sur d’autre support de communication de masse semblent devenues l’apanage de gens qui n’ont aucun projet politique, aucune vision, aucune force de proposition. On assiste depuis quelques mois, à une multiplicité des agressions et atteintes personnelles d’envieux, de médisants, de commères et corbeaux en tous genres qui pervertissent ainsi les outils du net pour atteindre lâchement ceux qu’ils ne peuvent salir autrement.

Ces auteurs cherchent par ces basses manœuvres à épuiser par l’usure ceux qui ont le malheur d’avoir un quelconque talent qui leur fait défaut.
Bien sûr, l’approche de futures élections explique ce réveil soudain de pseudo-partisans ou plutôt de partisans sous pseudo.

Tous les prétextes sont bons pour que ces commandos hyper organisés s’emparent de la moindre communication pour se déchaîner, pour salir, pour ferrailler, pour décaler.
On aurait pu être dans la critique objective, constructive celle qui vise à permettre à celui à qui on s’adresse de progresser. Point trop n’en faut ! Ceux là font le choix de la calomnie démagogique comme instrument de promotion de leurs valeurs politiques au mépris du respect des personnes et encore moins du respect des fonctions.
Manipulation de l’opinion, raillerie, calomnie, démagogie, humiliation… Tout est bon pour se montrer malfaisant. Pour se comporter ainsi, il faut se complaire dans le mal.
On peut malheureusement constater que ces pratiques nauséabondes semblent pourtant convenir à certains qui les relayent largement. C’est incroyable mais c’est ainsi, les calomnies se vendent bien. Pour combien de temps ?

Je suis fortement convaincu que ce type de stratégie ne peut être gagnant et que l’on finit tôt ou tard par récolter ce que l’on sème. Ce mal qu’on veut à toute force planter dans la tête des autres risque bien de germer dans le jardin de ses auteurs. Quand tu craches en l’air ça finit par te retomber sur le nez!!!

Permettez-moi ici de citer un extrait de l’appel lancé au mois de juillet 2010 dans le journal « Le Monde » par Simone Veil et Michel Rocard.
« Mais débattre est une chose, vouloir à tout prix abattre l’adversaire en est une autre. Attaquer ad hominem, harasser sans relâche, dénoncer sans preuves, d’un côté comme de l’autre, ce n’est pas servir le débat, c’est desservir la démocratie, l’affaiblir et finalement l’asservir au nom même des principes que l’on croit si bien défendre. C’est porter atteinte à la dignité de la personne »

En dépit de tout, il faut qu’elle reste Debout la Négraille. Debout à la boussole, mais aussi debout dans les cordages et dans le vent.
A l’équipe « Ensemble pour une Martinique nouvelle » Je dis très sincèrement de tenir bon, pour faire face aux virus et autres contaminations conjoncturelles car le vaccin contre la bêtise et la méchanceté n’a pas encore été inventé. Je vous souhaite le Courage pour mener à bien vos projets, pour défendre et faire avancer votre cause que la Martinique a jugé légitime vous portant ainsi aux commandes. Je vous invite à garder dans vos cœurs l’Amour et à ne point répondre au mal par le mal.

Au Président Serge Letchimy, le chef de file de ce mouvement, la cible idéale, l’homme à abattre, je vous citerai simplement les mots de Jules Claretie : « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout ».

A toi, chère amie, toi qui est si directement si méchamment attaquée je dis tiens bon. Tu es victime d’un acharnement, d’une campagne grossière de dénigrement, de diffamation de mauvais aloi portant ainsi atteinte à ta dignité, ton honorabilité, et même à celles de ta famille. Toutes ces affabulations et calomnies de mauvais goût, n’ont selon moi de fondement que la malveillance, la jalousie, la haine, la méchanceté, la mauvaise foi de leurs auteurs. Elles relèvent tout simplement d’un machiavélique complot ourdi contre ta personne afin de te briser, salir ta carrière et tenter de te mettre en disgrâce. Sois sereine, tu as l’affection de tes proches, la fidélité de ceux qui te font confiance et la reconnaissance de ceux qui te côtoient. Tu es quelqu’un de bien. Ta cause est digne et juste n’en déplaise à certains qui peut-être rêvent de t’avoir en atout dans leur jeu. Je suis bien placé pour savoir combien tu te donnes sans compter, quelle bosseuse tu es. Tu fais du bon travail et cette charge exécutive en est le meilleur indicateur d’évaluation. Résiste prouve que tu existes et sache que tu n’es pas seule. Comme on le dit si bien chez nous « Yo pa ka voyé roch deye mango kip a ka poté »

A nous tous, je dis gardons le cap. Quand on a affaire à quelqu’un qui ressent une délectation, voire une jouissance face à la souffrance d’autrui cela ne doit-il pas nous inciter à essayer de comprendre les raisons de cette attitude ?
Soigner et non combattre la méchanceté nous impose d’entrer dans le psychisme du méchant, d’analyser ses motivations pour espérer accéder à son mode de pensée.
Retenons ici un des enseignements d’Edgar Morin. L’espérance doit nous animer car les conduites humaines sont toujours réversibles, le méchant d’aujourd’hui peut devenir bon.

Jeff Lafontaine


1 commentaires :

  1. Jean Neymar

    Commentez les propos de Catherine Conconne, c’est cautionner son comportement et ses dires.
    Elle n’est pas à ses premiers coups d’éclats et on sait ce quelle vaut.
    Continuez à diffuser ses propos en la soutenant, c’est cautionner toutes les dérives de notre société.
    Continuez à vouloir la faire passer pour une martyre, c’est aller à l’encontre de toutes éthiques.
    Ne montrons plus les jeunes du doigt si plus tard ils reproduisent ces mêmes attitudes venant d’une élue censée représenter la population martiniquaise.
    Respectons nous, respectons les autres afin qu’on nous respecte !
    Au « pays » de Césaire, que Catherine continue à être Charlie, qu’elle soit au dessus de tous soupçons qu’elle fasse son boulot avec sincérité et honnêteté et il n’y aura plus d’affaire Conconne.
    Nous méritons mieux que ces querelles stériles au moment où nous martiniquais devons faire face à tant de problèmes d’aliénation, de chômage dû à un génocide par substitution, de violence dû au chômage, de crise identitaire…
    Mesdames et Messieurs élu(e)s qui voulez nous faire croire que vous ne défendez que la Martinique et les martiniquais et non vos propres intérêts, montrez nous que c’est vrai en faisant avancer la Martinique et les martiniquais plutôt que d’engendrer des cancans de bas étages !

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