Noël des ultramarins en Métropole : Bokan Nwel à Paris et Grand Concours de Cantiques Nwel dès 2018 ! (Images)

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Jeudi 14 décembre, comme tous les jours du mois de décembre aux Antilles-Guyane, les cantiques de Noël sortent des placards et font le bonheur de nombreux ambianceurs qui célèbrent la naissance du Christ.

Ici, à Paris, à l’initiative du Vice-Président de la Région, le guadeloupéen Patrick Karam, des centaines d’antillais franciliens étaient réunis au Salon Pierre Charles Krieg dans le septième arrondissement de la capitale.

L’objectif, comme le souhaitait Valérie Pécresse, la Présidente du Conseil Régional : « C’était de vivre, au cœur de Paris, un Chanté Nwel » à l’ancienne, comme aux Antilles.

Pour animer la soirée, Betty Bertrac, ancienne élève du Sermac (Centre Culturel de Fort-de-France initié par Aimé Césaire), a eu l’idée de faire venir de la Martinique, un groupe dans la plus pure tradition du Chanté Nwel, le groupe Bokan Nwel. Un groupe qui prend sa source au cœur de la ville de Fort-de-France. Ils sont de Rive Droite Levassor et ont en commun cette envie de garder la pratique du cantique de Nwel comme an tan lontan.

Nous avons rencontré Betty Bertrac qui prépare déjà un prochain Grand Chanté Nwel ce samedi 16 décembre dans la ville de Massy.

Avec son association Kimbé Raid, Betty nous explique pourquoi, elle défend les valeurs anciennes de cette tradition des fêtes de Noël aux Antilles. Selon la responsable la martiniquaise : « Le but est de transmettre ou d’aider la population antillaise qui habite à Paris à renouer avec leurs racines, pour que la communauté antillaise n’oublie pas comment se chante un Nwel antillais ».

Le groupe Bokan Nwel fait partie des groupes authentiques qui n’utilisent que le tambour, le ti bois et le cha-cha comme seuls instruments pour accompagner les choristes.

Quand les autres troupes modernes, complètent l’orchestre, de musiciens guitaristes, de synthé, d’acoustique ou de trompettes.

Ci-dessus  un musicien du groupe Mysty Kolor Nwel, du guadeloupéen Jean-Charles Plantier.

Membre de Kimbé Raid, sa motivation est la même que celle du groupe de Bo Kannal Martinique (ci-dessous) qui avec certains membres ont formé le groupe Bokan Nwel.

Sans aides et sans subventions, aujourd’hui, Betty Bertrac, reconnaît les limites de son association qui est obligée de monnayer les entrées des Chanté Nwel, autrefois gratuites.

Cette année le groupe Bokan Nwel a répondu à l’appel de Betty, et a voyagé de Martinique vers Paris par  ses propres moyens. Betty Bertrac répond aux détracteurs : « Tant qu’on n’aura pas des aides de la Région, ou de d’autres instances culturelles, on sera obligé de faire payer les entrées. Il faut régler la salle, rémunérer les artistes ».

Ce soir, c’est à la demande de Jean-Michel Boucher, que le groupe martiniquais Bokan Nwel se produit dans les locaux du Conseil régional de l’Île-de-France.

Le Président d’Amis des îles, Jean-Michel Boucher a son idée pour valoriser le fameux Chanté Nwel antillais. Il organise chaque année un concours de Chanté Noël, qui a pour principe « de découvrir des groupe de Chanté Nwel gratuits, plusieurs prix sont remis aux groupes qui participent».

Quant au Vice Président de la Région d’Île-de-France, Patrick Karam pense qu’il est urgent de retisser les liens entre la métropole et l’outre-mer, il a annoncé lors de cette soirée que désormais : «Toutes les Associations de Chantés Nwel seront labellisées et recevront 300 euros chacunes. Des groupes qui participeront à un grand concours de Chants de Noël dont le gagnant remportera un premier Prix de 3000 euros. Les deuxièmes Prix se verront attribués 2 000 euros ».

Avec plus de 400 participants, la soirée du Grand Chanté Nwel s’est terminée tard dans la nuit entre cocktail et chants du célèbre petit livret vert de Noël.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy


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