« Notre santé ne doit être prise en otage ni par la CTM, ni par le modèle Albioma »


Publié dans : Actualites, Martinique
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Communiqué de  Nou Pep La :

Sur la base de documents compromettants, (rapport n°79 adressé au Président de l’Assemblée et signé le 5 octobre de l’exécutif de la CTM), et des propos flatteurs du Président de la SAEM du Galion élu de la CTM à l’égard d’Albioma, nous pouvons vérifier réellement la rumeur selon laquelle des arrangements étaient en cours depuis des mois pour qu’Albioma soit couplée à l’Usine sucrière du Galion dont l’actionnaire majoritaire est la CTM.

L’argument retenu par la CTM est le même qu’avançaient à l’époque les dirigeants de l’ex-Région et qui était inlassablement contesté par les dirigeants actuels de la CTM : une question de chaudière à bagasse qui arrivait en fin de vie et dont le fonctionnement dégageait une pollution supérieure à la quantité tolérée.

Le dernier rapport d’inspection en date du 25 juillet 2017 constate des manquements quant à l’entretien de la chaudière, à l’actualisation des fiches techniques mais à aucun moment il n’est dit qu’il faut changer immédiatement la chaudière.
Compte tenu de son âge, cette dernière mérite une surveillance soutenue. Certaines réparations en rapport avec l’âge de la chaudière sont préconisées compte tenu que la durée de vie est prévue pour fin 2019. Admettez que fin de vie ne veut pas dire obligatoirement arrêt de fonctionnement puisqu’on peut encore utiliser l’outil pendant des années en continu comme c’est souvent le cas pour d’autres outils dans le domaine énergétique.
Aussi, l’heure est dans le choix entre un court terme pour les mercenaires étrangers en quête de profit et un futur souhaitable préparé par nous.

Nous appelons à choisir le futur souhaitable qui dans le cas concerné repose sur trois atouts majeurs pour notre développement durable et solidaire :
 La sucrerie du Galion doit être sauvegardée et améliorée. Elle est le résultat d’une technologie générée sur plusieurs années d’activités de compétences de spécialistes du pays. Elle fait perdurer une agriculture cannière, complément d’une activité vivrière et maraîchère qui est écologiquement, socialement, économiquement et culturellement dans l’esprit du développement durable et solidaire. La matière première que transforme l’usine à sucre est fournie sur place, elle peut être mieux maîtrisée et son bilan carbone est plus intéressant que lorsqu’il s’agit d’une matière première importée puis transportée du port à l’usine comme c’est le cas pour le modèle Albioma.

 Les pistes de production d’énergies non polluantes décarbonées sont aujourd’hui offertes par les avancées technologiques ; (de ce point de vue, l’énergie solaire est une matière première gratuite, abondante sur place. Elle est facilement stockable, transférable par le réseau électrique, propriété du SMEM, donc de l’ensemble des communes de Martinique), et mise à disposition de EDF.
 Au bout du compte, cela se résume à un développement endogène dont les impacts sur la santé présentent beaucoup moins de perturbations que le modèle Albioma en bilan carbone qualifié de mauvais exemple de transition énergétique et dangereux au regard des rejets de nanoparticules dangereux pour la santé, sans compter les impacts sur la faune, la flore et le milieu aquatique.

Compte tenu de ces éléments, nous déclarons que si l’intérêt fondamental des actionnaires d’Albioma c’est le profit et la promotion de leur modèle qui est dépassé au regard de la transition énergétique dictée par le réchauffement climatique ; pour les représentants du peuple martiniquais que sont les élus de la CTM, ils doivent se souvenir de la « chlordéconite » qui ravage le pays tout entier et comprendre que l’essentiel est la santé des martiniquais.

Nous réaffirmons que la CTM ne doit pas faire passer le coût d’une chaudière, (11 à 16 millions), à acquérir dans les trois ans à venir, au détriment de la santé des martiniquais.
En conclusion, au même titre que l’eau, la terre et l’air, l’énergie est une des composantes inaliénable de l’écologie. Elles conditionnent l’état de santé du vivant au premier rang duquel se trouve l’être humain. Le combat pour les protéger est légitime et n’a pas de prix.
Nous appelons les martiniquais de ne se laisser voler aucune de ces composantes bénéfiques à leur bien-être.

Garcin MALSA, Marcelin NADEAU, Gérard TALMENSI, Stéphane ARNOUX, Jérémie FERDINAND, Pour Nou Pèp La


1 commentaires :

  1. EMILE

    Pensez que nous sommes un Peuple Chlordéconé !! Chabin pense à nous !! Ce PEUPLE te soutien tu peux compter sur une consultation TROP C TROP !! Notre Santé avant tout MERCI

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