Portrait d’un fusilier marin maître-chien aux Antilles

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En 2015, la force des fusiliers marins et commandos marine cherche encore à recruter plus de 200 jeunes.

Voici quelques détails sur ce métier et les possibilités de recrutement :

FAA : dans la peau d’un fusilier marin maître-chien aux Antilles

Comme en métropole, les sites militaires sensibles outre-mer font l’objet d’un dispositif de protection permanent. Aux Antilles, cette mission est assurée par les fusiliers marins des forces armées aux Antilles (FAA).

Jour et nuit, 24H/24H, 7J/7J, ils assurent la protection et la défense de la base navale et des bâtiments de la Marine nationale, en menant des patrouilles à terre et en mer.

Aux Antilles, les unités de fusiliers marins sont constituées en Éléments de patrouille et d’intervention (EPI) qui comprennent des cynotechniciens avec leur chien. Le second maître Gaëtan est maître-chien aux Antilles. « Je suis arrivé en août 2014. Dès mon affectation, on m’a attribué Irlos, un berger allemand de deux ans à l’époque. Étant donné son jeune âge, c’est moi qui me suis chargé de son dressage ».

Pour pouvoir assurer le dressage de son chien, Gaëtan a suivi une formation particulière : « Je suis entré dans la Marine nationale en janvier 2008 pour suivre tout d’abord une formation qui a duré 6 mois à l’école des fusiliers marins de Lorient. Ensuite, j’ai été affecté à l’île Longue jusqu’en 2014 avec plusieurs périodes d’instruction : 2 mois de formation « maître-chien » à Lann Bihoué, 2 mois également de formation « chef d’équipe fusilier » à Lorient, puis une dernière formation d’ « aide dresseur » à Biscarosse ».

Arrivé aux Antilles, Gaëtan et Irlos ont immédiatement appris à travailler ensemble. « Il faut qu’une relation de confiance s’installe entre le militaire et son chien car dans l’exercice de nos missions, nous ne faisons plus qu’un ». Pour cela, les étapes du dressage s’articulent en trois phases, explique le second-maître : « Le premier temps est celui de la familiarisation. Cela consiste à le sortir, le nourrir, jouer avec lui, établir un contact, etc. Ensuite, on passe à la discipline et à l’obéissance. Irlos a dû apprendre à n’écouter que mes ordres. Pour cela, plusieurs exercices sont pratiqués comme la suite au pied, le blocage couché, le saut ou encore le rappel. Enfin, la dernière étape du dressage est la partie dite mordante qui consiste à intercepter un individu au comportement suspect ».

Le quotidien de Gaëtan et Irlos, comme celui des fusiliers marins avec qui le binôme cynotechnique patrouille en permanence, s’articule aujourd’hui en phases de préparation opérationnelle, de mission de protection et de récupération. Ces cycles s’alternent entre les différents EPI, permettant ainsi une continuité opérationnelle, à toute heure du jour et de la nuit.

Pour conduire ces missions de patrouilles et de renforts en cas d’intrusion, les fusiliers marins doivent être toujours prêts à intervenir. La préparation opérationnelle permanente est donc essentielle et s’effectue par des entraînements réguliers au combat et au TIOR (Technique d’intervention opérationnelle rapprochée), des exercices d’intrusion avec déploiement du chien, de tir, ou encore des techniques d’intervention dans le cadre de visites de navire suspecté d’activités illicites, telles que le trafic de stupéfiants.

La Marine nationale compte 1500 fusiliers marins qui assurent des missions de protection des sites stratégiques, en métropole, outre-mer et à l’étranger, mais aussi des missions de protection des bâtiments de la Marine déployés en mission ou en opérations extérieures et des navires civils sensibles qui transitent en zone d’insécurité.

Les Forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les Forces armées en Guyane (FAG). Les FAA conduisent deux missions principales dans la zone : la lutte contre les trafics de stupéfiants en haute mer ainsi que l’assistance et le secours à la population lors de catastrophes naturelles.

En moyenne, 250 nouveaux fusiliers-marins sont accueillis chaque année par la force maritime des fusiliers-marins et commando, au plan national. 35 à 40 marins sont sélectionnés parmi les fusiliers-marins pour devenir commandos marine.

Plus largement, la Marine nationale offre des opportunités de contrat et de carrière dans ses équipages à 3500 jeunes hommes et femmes, de 16 à 29 ans, de niveau 3ème à Bac +5 en 2015. Plus de cinquante métiers, en mer, sous la mer, à terre et dans les airs sont ainsi proposés. A la clef, l’assurance d’une formation, d’un accès rapide à des responsabilités et des passerelles pour évoluer dans un univers « extra-ordinaire ».

Le bureau recrutement de la Marine au Fort St-Louis (tél. : 0596594817 ou 0596594861) recueille les candidatures des jeunes filles et garçons motivés et intéressés par le métier de militaire et de marin.
Plus d’informations sur les métiers de la Marine : www.etremarin.fr

Crédit photos : E.Mocquillon – Marine nationale