Pour François Fillon, la colonisation est un partage de culture

Vues : 820

Le 28 aout dernier, lors d’un discours à Sablé-sur-Sarthe, il s’est attaqué à l’enseignement de l’histoire de France et particulièrement à l’épisode de la colonisation. Des propos qui ne tarderont pas à faire réagir de nombreuses associations.

« Non, La France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord », a déclaré François Fillon. C’est ainsi qu’il décrit cet épisode de l’histoire de France qu’est la colonisation. Selon lui, la colonisation telle que présentée dans les manuels d’études et enseignée en cours, favorise l’émergence d’une honte de l’histoire. Mais bien au contraire, il n’a pas la même lecture. Pour le candidat à la primaire à droite, la colonisation est simplement la volonté d’un pays de faire partager sa culture aux autres…

Mais l’ancien premier ministre de Nicolas Sakorzy confond partage et obligation. Les peuples colonisés n’ont pas eu le choix, il est également difficile de parler d’échange culturel, tant le rapport de force à l’époque l’empêchait. François Fillon va même plus loin dans son discours. Il estime que la France ne doit pas avoir honte car elle n’a pas inventé l’esclavage. Mais elle y a contribué comme de nombreux pays d’Europe.

« Si je suis élu président de la République, je demanderai à trois académiciens de s’entourer des meilleurs avis pour réécrire les programmes d’Histoire avec l’idée de les concevoir comme un récit national ». D’après le député de Paris, le récit national, c’est une Histoire faite d’hommes et de femmes, de symboles, de lieux, de monuments, d’événements qui trouve un sens et une signification dans l’édification progressive de la civilisation singulière de la France ».

Bientôt nous pourrions peut-être lire dans les prochains manuels scolaires que la colonisation était l’ancêtre du programme Erasmus…

A.G