Primes en espèces : Claude Guéant plus lourdement jugé en appel

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Claude Guéant, l’ancien bras droit de Nicolas Sarkozy est plus lourdement jugé dans son nouveau procès.

En appel ce lundi 12 décembre, une peine de 30 mois de prison avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction des droits civils et civiques ont été requis pour l’ancien directeur de cabinet du Ministère de l’intérieur. Pour ce procès des « Primes en liquide » du ministère de l’intérieur, Claude guéant avait été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction de toute fonction publique.

Dans ce nouveau procès des primes en espèces, Claude Guéant est accusé d’avoir perçu des sommes mensuelles de 10 000 euros entre 2002 et 2004 remis par Michel Gaudin, l’ex-directeur de la police nationale. Le montant total est estimé à 210 000 euros, Claude Guéant en aurait gardé la moitié et distribué la différence à trois collaborateurs dont Michel Camux, Daniel Canepa et Gérard Moisselin. Haut onctionnaire et homme politique, il  était, à l’époque, le bras droit de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Dans son réquisitoire, l’avocat général Alain Gallaire a demandé la confirmation des peines infligées aux collaborateurs de Claude Guéant 8 mois avec sursis et des amendes de 30 000 à 40 000 euros. Le magistrat cependant s’est montré clément à l’encontre de Michel Gaudin, le magistrat du parquet a requis une peine de 20 000 euros d’amende. L’ancien patron de la police était condamné à dix mois de prison avec sursis en première instance.

Dorothée Audibert-Champenois/Fbook C’news Actus Dothy
PhotoL’essentiel