Produits premiers prix dans les supermarchés parfois impropres à la consommation humaine

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« Bon maché couté chè ». Nous connaissons tous le dicton. Pourtant nous voulons tous consommer en dépensant le moins possible surtout quand il s’agit de se nourrir. Voici un rapport plutôt effrayant qui devrait changer notre comportement envers les « produits les moins chers ».

Voila ce qu’ont découvert les enquêteurs de la Cour des comptes en contrôlant les produits «premiers prix» vendus dans les supermarchés, de quoi vous couper l’appétit pendant longtemps :  «Viandes gris verdâtre impropres à la consommation humaine dans des charcuteries, moisissures, souris vivantes ou mortes, excréments de souris dans des étuves à chorizo, fromage ramassé à la raclette sur le sol pour en faire du fromage fondu». Rapport révélé par Le Télégramme dans son édition de jeudi.

Des risques sanitaires sont à prendre au sérieux selon le rapport, qui pointe des « failles de traçabilité », des « manquements graves aux conditions d’hygiène » ainsi que des « résultats d’analyse connus une fois que les produits ont été expédiés et très souvent consommés ». La Cour des comptes va plus loin : si « l’offre des produits premiers prix peut paraître attractive, leur consommation systématique, par une population croissante, pourrait avoir, à terme, des répercussions sur la santé publique ».

Au-delà du cas des produits premiers prix, l’un des problèmes essentiels rencontrés par l’administration dans le combat pour la sécurité alimentaire est le manque de personnel et, de fait, la rareté des contrôles.

De plus, la Cour déplore la confidentialité de nombreuses enquêtes et «un faible taux de poursuite qui décourage les agents». A cette situation, des raisons multiples : «réticence des agents» à réprimer, «défaillance de la hiérarchie à tous les niveaux» ou encore les procureurs, «qui hésitent souvent à engager des procédures pénales».

La solution pour assurer une meilleure sécurité ? La Cour des comptes recommande de rendre publics les dysfonctionnements. En donnant « une grande publicité » aux enquêtes, aux cas de non-conformités et aux suites données. Une « arme qui exposerait les professionnels ne respectant pas les règles aux sanctions directes des consommateurs ».

Photo : lemonde.fr