Réforme rythmes scolaires : Lettre ouverte à La Rectrice

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« Madame La Rectrice,

La réforme des rythmes scolaires demande que les élèves des écoles maternelles et primaires travaillent le mercredi matin. Les maires peuvent formuler une demande de dérogation au rectorat (Cf. Décret 2013-77 du 24 janvier 2013) pour que la demi-journée travaillée soit le samedi matin au lieu du mercredi, le Recteur d’Académie accorde ou refuse cette demande selon l’intérêt supérieur de l’élève.

Une telle demande a été formulée par Monsieur le Maire de La Trinité (M. MANSCOUR, PS) en 2013 et la dérogation a été accordée pour une durée maximale de trois ans.

Cette période arrive à son terme, que se passera-t-il à la rentrée de septembre ?

Monsieur le Maire (M. BUVAL, PS) va probablement formuler une nouvelle demande de dérogation, l’accepterez-vous à nouveau ?

Ce serait scandaleux.

En effet, le bilan des trois dernières années est catastrophique : les enfants ne sont pas dans les classes le samedi matin. Par exemple, sur une des écoles primaires de la commune, on relève un taux d’absentéisme annuel de 45% pour le samedi matin (sans compter les données du mois de Juin qui fera certainement passer le taux annuel à plus de 50%) !

La réponse des services municipaux est la suivante : « Les parents prennent la responsabilité de ne pas emmener leurs enfants ». Certes, mais qui trinque ? Les jeunes martiniquais. Et plus encore les jeunes martiniquais issus des catégories socio-professionnelles les moins favorisées.

Mais pourquoi Monsieur le Maire souhaite-t-il que la matinée supplémentaire travaillée soit celle du samedi, alors que les communes qui ont choisi le mercredi ne rencontrent pas ces difficultés ? Nous trouvons la réponse dans le document transmis au Rectorat (PEDT) : dans l’intérêt des agents municipaux.

Si une nouvelle dérogation était accordée, cela signifierait que vous placez, comme Monsieur le Maire, les intérêts de la commune et de ses agents au-dessus de ceux des enfants. Cette nouvelle dérogation, compte tenu de ces 3 ans d’échec, serait donc en contradiction avec l’esprit de la loi censée améliorer le bien-être de l’enfant grâce à ces nouveaux rythmes.

Les parents d’élèves de la Trinité et d’autres communes attendent votre soutien.

Le CLAPE (association de parents d’élève) »


1 commentaires :

  1. paslol

    Idem pour Fort-de-France 1 qui cumule le best of des pires écoles de l’île, avec un taux d’échec supérieur à la moyenne nationale, des cas sociaux n’existant nulle part ailleurs mais on s’en fiche l’essentiel est que cela coûte moins cher pour la ville de Fort-de-France. L’intérêt des enfants est le cadet de leur soucis! Les écoles sont gérées comme des entreprises entre fusion et fermeture! L’avenir des jeunes martiniquais n’est pas la priorité ni de des différentes gouvernances qui se succèdent et encore moins des politicars corrompus de métropole! Tant que ça se passe à 8000 km!

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