Sans-papiers, Jean Jean, un acteur haïtien « se sent emprisonné » en République Dominicaine

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Acteur et cinéaste dominicain-haïtien, Jean Jean, est en tête dl’affiche du film Carpinteros (Woodpeckers). Prix du meilleur acteur ibéro-américain au Festival international du film de Guadalajara au Mexique, pour son premier rôle dans «  Woodpeckers » , Jean Jean promotionne le cinéma dominicain à travers le monde. Pourtant celui qui a été formé à l’Ecole Internationale du Cinéma et de la Télévision à Cuba (EICTV) est un sans papiers en République Dominicaine. L’acteur dominicain-haïtien, n’arrive pas à régulariser sa situation d’immigré.

Alors qu’il est acteur principal dans le long métrage « Carpinteros » présenté au Sundance Film Festival et étant « meilleur film oscarisé » pour Saint-Domingue, l’acteur haïtien qui vit à Saint-Domingue attend que l’administration du Pays, tienne compte de sa demande. Il s’est confié au magazine Remezcla, basé aux Etats-Unis à  Williamsburg et à Brooklyn.

Jean Jean est un immigré haïtien qui vit en République Dominicaine depuis 25 ans.
Sur son compte Facebook, l’acteur a fait par de sa situation politique, se considérant comme emprisonné depuis deux longues années.

Une situation qui ressemble étrangement à celle de Julian Sosa, le rôle qu’interprète l’acteur Jean Jean dans la production du dominicais José María Cabral : Woodpeckers (Carpinteros)

Dans cette histoire d’amour, des détenues dans la prison de Najayo, en République dominicaine, séparés par du béton, des barbelés et des centaines de mètres, se croisent sans jamais dire un mot entre eux.

S’inspirant du langage des sourds-muets, à l’aide de signaux de la main  (surnommés piverts – woodpeckers) les hommes et les femmes comblent le vide physique qui les sépare. Julian Sosa (Jean Jean) et Yanelly (Judith Rodríguez) tombent amoureux dans cette prison dominicaine.

A la prison de Najayo, à Santo Domingo, Julian Sosa (Jean Jean), le détenu dominicain-haïtien et Yaneli qui se trouve dans la prison pour femmes de l’autre côté de la cour, poursuivent leur liaison. Malgré les gardes, malgré les conditions qui s’aggravent et la présence d’un ex meurtrier qui reste à l’intérieur, les deux prisonniers communiquent.

Comme son personnage dans le film de José María Cabral, Jean Jean est aussi dominicais-haïtien et enfermé à Saint-Domingue où il vit depuis un quart de siècle.
Son statut d’immigré haïtien a expiré depuis 2015, et comme de nombreux « haïtiens admissibles », comme lui, il espérait « officialiser sa citoyenneté ou son statut de résident » sur le sol dominicais.

Sa publication ( ci-dessous) postée sur Facebook témoigne qu’il n’est toujours pas entendu par certaines instances juridiques ou gouvernementales de la République Dominicaine :

… même si mon statut de non-résident en République dominicaine a expiré le 17 août, après deux ans mis en place par le gouvernement dominicain sans parvenir à aucune réponse jusqu’à présent. Aujourd’hui, mon statut est inférieur à celui de NON-RÉSIDENT, malgré le fait qu’à cause de cette situation je me sens comme une prison comme le personnage de Julian (…) n’est-ce pas une démonstration palpable de l’absurdité dans laquelle nous vivons? (…) #ElCineNosUne

Jean Jean , cinéaste et acteur, a reçu le prix du meilleur documentaire dans de nombreux festivals. Aux Rencontres « Cinémas Martinique and the Trinidad & Tobago Film Festival » durant le Caribbean Tales International Film Festival à Toronto, l’acteur, cinéaste Jean Jean, a également reçu le Prix des Droits de l’Homme d’Amnesty International (Amnesty International’s Human Rights Award).

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus
ImagsUproxx.com/Prod Carpinteros/R.Island/Remezcla


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