Santé : Le piment très fort comme le « Bondamanjak » prolonge la durée de vie

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Une nouvelle étude a révélé que manger du piment « fort » pourrait prolonger votre vie.

Du piment dans les accras nous aide à vivre plus longtemps. Une enquête de la revue scientifique américaine, PLoS One (la Bibliothèque Publique de la Science), publié le lundi 9 janvier dernier, rapporte que ce condiment couramment utilisé dans les pays chauds, augmente la durée de vie. Les données de 16 000 personnes suivies durant 19 ans ont confirmé qu’un antioxydant contenu dans cet ingrédient serait responsable des effets positifs sur la vie des consommateurs de piments.

Vert, rouge, jaune ou orange, le piment peut mesurer environ entre trois ou cinq centimètres. Les variétés sont recensées selon leur force sur une échelle de 0 à 10. Ce piment, extrêmement fort, est considéré comme l’un des plus forts au monde sur l’échelle de Scoville qui mesure l’intensité des piments. L’espèce habanero appelé Bondamanjack en Martinique ou Piment cabri à la Réunion est riche en antioxidant. Ce sont les flavanoïdes qui luttent contre les maladies cardio-vasculaires, contre le cancer et aussi contre la maladie d’Alzheimer.

L’autre antioxydant responsable de cette longévité observée, c’est la capsaïcine.
La capsaïcine qui peut conduire à la stimulation des mécanismes cellulaires, permettrait de prévenir l’obésité et de diminuer les maladies du cœur, des poumons, les AVC et le diabète.

Selon le rapport publié dans la revue PloS One, l’effet protecteur de la capsaïcine pourrait être lié aux nutriments stockés dans la vitamine C, la vitamine A et la vitamine B. Des vitamines qui possèdent des propriétés antioxydantes indispensables à notre organisme pour se défendre contre les radicaux libres. Des radicaux libres, véritable boucliers contre la dégradation cellulaire, sont indispensables pour s’assurer une meilleure santé. En revanche, en trop grande quantité dans l’organisme, il faut les empêcher de nuire et c’est là qu’interviennent les antioxydants, comme la capsaïcine qu’on trouve dans le piment confis des Antilles ou dans les pâtes à piment créole de la Réunion.

Une consommation excessive de cette épice irritante est à déconseiller aux personnes qui souffrent des intestins car le piment « fort » peut provoquer de fortes brûlures aussi bien aux viscères qu’aux yeux et aux mains.

Malgré une longue étude menée par des chercheurs en Chine notamment, la revue scientifique précise que « c’était une enquête d’observation et que le lien entre la capsaïcine et vivre plus longtemps, n’est que fortement suggéré».

Ingrédient ou condiment incontournable dans les recettes culinaires aux Antilles comme dans l’Océan Indien (en purée, en poudre, farci dans le colombo ou le rougail), le piment est un convive apprécié par les connaisseurs. Non seulement pour son goût irritant, puissant, et brûlant, mais pour ses bienfaits qui prolongent certainement notre durée de vie selon la dernière étude publiée en janvier dernier dans la revue PloS One.

Dorothée Audibert-Champenois/Fbook C’news Actus Dothy Photos AZ.Martinique.com/Deo.fr/Simplement cuisine/la Blackeuse/l’Académie du goût