Sargasses : Visite ministérielle d’une journée au pas de charge

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Faire le constat sur place et trouver des solutions autour de l’épineux problème des sargasses a été le leitmotiv de cette journée menée par les Ministres Nicolas Hulot et Annick Girardin, en présence du Président du Conseil Exécutif de la CTM, Alfred Marie-Jeanne et de nombreuses personnalités.

En effet, la vision à travers les écrans parisiens n’est pas la même que de toucher du doigt toutes les problématiques inhérentes à cette catastrophe qui pénalise à la fois les habitants, les commerçants, les communes du littoral, le tourisme et plus globalement l’économie locale.

C’est ce qu’ont pu constater Nicolas Hulot et Annick Girardin en se rendant, ce mardi 12 juin, dans les communes du Diamant, du François et du Robert.

Ils ont en effet pu réaliser la réactivité des collectivités locales en dépit des moyens restreints, pour assurer le ramassage des sargasses et le nettoyage des plages.

Au vu de cette catastrophe naturelle et sanitaire, et de l’état déplorable des structures hospitalières et du CHU de Martinique, « il est indispensable que « l’Etat prenne le taureau par les cornes et s’engage totalement auprès des populations et des collectivités », tel que l’a précisé le Président Alfred Marie-Jeanne à Nicolas Hulot lors de leur rencontre à l’Hôtel de la CTM.

En effet, le Président Alfred Marie-Jeanne a rappelé ses nombreuses interpellations faites auprès de la Ministre des Outre-Mer, Madame Brigitte Girardin à la Ministre des Affaires Européennes devant les Présidents de Collectivités et leurs représentants à l’occasion d’une rencontre les 16 et 17 avril 2018 portant sur les thématiques du chloredécone, des sargasses de la santé et des aides économiques demandant notamment une équité de traitement entre les territoires :

« Après le temps du Constat est venu le temps des Solutions adaptées, efficaces et pérennes. Car comment procéder autrement, si l’on tient à réparer, préserver et améliorer notre attractivité ! »

Et c’est là que se situe le point ultra-sensible, celui des moyens financiers adéquats.

Il urge donc d’investir, de façon conséquente, pour un pays aussi atteint que la Martinique.
L’Etat doit prendre TOUS LES taureaux par les cornes, parce qu’il s’agit de SURVIE, de VIE, mais aussi de faire REVIVRE.

La Martinique ne plaide pas pour sa seule chapelle. Mais tout de même, elle est la seule à n’avoir pas reçu de réponse aux demandes répétées d’ajustements budgétaires, financiers et fiscaux. »