Scandale – Drogue : La culture de la marijuana met en danger les forêts et les sources d’eau à Sainte-Lucie

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La semaine dernière, les responsables du « Forests and Lands Department » (Département des Eaux et Forêts ) de Sainte-Lucie ont déclaré que la culture de la marijuana met en danger les réserves forestières de l’île, une ancienne beauté britannique, membre du Commonwealth.

Si la capitale Castries abrite le tiers de la population du pays officiellement surnommée « Hélène de l’ouest » , le centre de Sainte-Lucie est recouvert d’une zone montagneuse et forestière, ou se développe un tourisme vert recherché par les visiteurs de l’île.

Des vacanciers qui font le choix d’excursions à travers les sentiers en forêt pour profiter de la beauté de la forêt tropicale.

Seulement, Karl Augustine, un officier du « Forests and Lands Department » a fait part à la presse que la culture de la marijuana dans les forêts de l’île a de nombreux effets négatifs : « La production de la marijuana est l’un des plus grands risques que nous avons sur nos forêts », a-t-il expliqué.

« En voulant cultiver la marijuana, les individus sont dans l’illégalité et pour se cacher ils vont dans la forêt pour planter l’herbe, mais les dommages causés sont triples » rapporte OMACaribbean, un magazine de la Région.

Karl Augustine a indiqué également qu’à certains endroits,  les sources d’eau sont  contaminées et que les forêts vierges sont détruites. L’officier des eaux et Forêts énumère les conséquences de cette activité sauvage : « Premièrement, les personnes se rendent dans des régions qui sont des forêts vierges où les arbres ont deux ou trois cents ans, ils coupent et tuent ces arbres. Deuxièmement, ils installent leurs plantations près d’une source d’eau qu’ils utilisent pour irriguer leur parcelle, mais ce sont aussi des sources d’eau pour notre consommation courante. Les planteurs illégaux de marijuana se servent de produits chimiques (des pesticides) et se débarrassent de leurs ordures en les abandonnant dans la nature ».

Un autre effet aggravant serait la mobilité des fumeurs et planteurs de cannabis. Selon l’officier du Département des Eaux et Forêts, les planteurs de marijuana « sont itinérants et répètent leurs actions dans différents endroits »  des zones forestières.

Même si la réserve forestière est encore en grande partie sûre, les responsables forestiers reconnaissent qu’il existe des zones menacées. Pour parer à une dégradation de la situation, le « Forests and Lands Department » de Sainte-Lucie entend maintenir ses efforts en matière de protection et de surveillance des forêts, grâce à une unité de surveillance très active dans ces zones boisées.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
ImagesStLuciaTimes