Social : va-t-on revivre un 5 février 2009 en Martinique ?

Vues : 1297

Les acquis de l’accord multi partenarial signé à la préfecture et qui mettait un terme à 38 jours de grève générale semblent bien loin. Les prix exorbitants aux yeux d’une bonne partie de la population à l’époque n’ont pas l’air de vouloir ralentir leur course 9 ans après. La courbe du chômage croit indéfiniment. La conjoncture est morose. Ce qui laisse dire à d’anciens membres du collectif du 5 février qu’il faudra sans doute penser à d’autres actions.

Environ 20 000 personnes dans les rues de Fort de France scandant des slogans réclamant un coup d’arrêt à la vie chère et une augmentation des salaires ?

C‘était un 5 février 2009. Le mouvement mené par « le collectif du 5 février » atteint par la suite une ampleur sans précédent à la grande surprise des syndicats eux-mêmes.

D’autres facteurs contribuent à la réussite de cette grève générale. Les stations-services sont fermées, plus de carburant. Les rideaux des supermarchés sont baissés, les établissements scolaires n’accueillent pas les élèves. Toute la Martinique est paralysée.

Même situation en Guadeloupe, mais le 17 février un homme trouve la mort près d’un barrage. Il s’agit d’un membre syndicaliste du LKP qui reçoit des balles. Dans les rangs des forces de l’ordre, il y a des blessés.

Le 14 mars, au bout de 38 jours de grève générale, cette grève sans précédent s’arrête sous la plume de plusieurs partenaires qui signent un protocole d’accord. Le « collectif du 5 février », les collectivités territoriales et l’État, et les patrons s’entendent sur une hausse des salaires. Environ 200 euros pour certains salariés du privé.

Ailleurs sur le Web

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *