« Sortons du Silence ! L’inceste est un crime »

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La 14ème campagne de lutte contre les violences faites aux femmes est lancée ce mercredi 19 novembre. Cette année, la campagne cible plus particulièrement l’inceste. Elle est coordonnée par la DRDFE via l’association KONBIT, et soutenu par de nombreux partenaires a pour but de :

– Prévenir et réprimer les violences intrafamiliales sur mineur,
– De faire adhérer la population à la condamnation de l’inceste,
– D’inviter plus de victimes à sortir du silence.

Durant cette semaine plusieurs actions serons menées ! Cliquez sur le lien suivant : programme de la campagne 2014

Ce qui se dit

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L’inceste n’est pas grave
Les enfants ayant eu des relations sexuelles avec des adultes n’en souffrent pas et n’en meurent pas…
La réalité : Au contraire, les effets négatifs importants des agressions sexuelles sur les enfants ont été démontrés : souffrances psychiques, conduites addictives, maladies auto-immunes, tentatives de suicides, dépressions…

L’enfant provocateur
C’est l’enfant qui aurait provoqué ou tenté l’agresseur.
La réalité : Un enfant n’est jamais consentant.S’il arrive qu’un enfant ait un comportement sexuellement agressif, il est plus que probable que ce soit le résultat d’une agression antérieure et non la cause.
L’inceste ne concerne que les milieux défavorisés
La réalité : Il n’y a pas de milieu social protégé,toute famille peut être concernée, y compris dans les classes sociales aisées.

Et la réalité

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La thèse du dérapage
Selon laquelle l’agresseur, confondant tendresse et sexualité, glisse accidentellement vers l’attentat sexuel de son enfant alors qu’il le caressait ou l’étreignait de façon affectueuse.
La réalité : Selon les enfants agressés, l’agresseur commet sciemment et délibérément une agression sexuelle, même si les comportements abusifs sont entremêlés de gentilles caresses.

L’enfant menteur raconte des bêtises, des histoires…
La réalité : Les psychologues rapportent plutôt la grande réticence qu’ont les enfants à dévoiler qu’ils sont victimes. Dévoiler l’inceste et sortir du silence demande une somme de courage presque surhumain à une enfant ou une adolescente : elle seule, et elle le sait ou le pressent, aura à porter la terrible responsabilité de cette révélation dont les répercussions atteindront tous les membres de la famille.

Il faut maintenir l’unité familiale
Il serait préférable pour les victimes d’inceste de se taire, afin de grandir dans une famille intacte et unie, d’en garantir l’image sans histoires.
La réalité : L’enfant victime d’inceste a surtout besoin de grandir dans un milieu lui garantissant protection, respect et affection.

L’INCESTE
Sont qualifiés d’incestueux les actes sexuels commis au sein de la famille sur la personne d’un mineur par un ascendant, un frère, une soeur ou par toute autre personne, y compris s’il s’agit d’un concubin d’un membre de la famille, ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait.

LA LOI
Le viol d’un mineur de plus de 15 ans est puni de 15 ans de prison. Les attouchements sexuels sont punis de 5 ans d’emprisonnement dans le même cas. Si la victime a moins de 15 ans, le viol est puni de 20 ans et les attouchements de 10 ans de prison et 150 000 € d’amende. Les peines sont également plus lourdes notamment en cas infraction sexuelle commise par un ascendant, une personne ayant autorité de droit ou de fait sur la victime ou abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.

DELAIS DE PRESCRIPTION
La victime de telles infractions peut porter plainte jusqu’à ses 38 ans dans les cas les plus graves notamment s’il s’agit de viols, d’attouchements sexuels commis lorsqu’elle avait moins de 15 ans, ou d’attouchements commis par un ascendant, une personne ayant autorité, ou par plusieurs personnes. Le dépôt de plainte peut se faire jusqu’aux 28 ans de la victime dans les autres cas d’infraction sexuelle.

Les victimes qui guérissent sont accompagnées et ont osé en parler ! Confiez vous à ceux qui vous croient, vous écoutent et vous défendent :

Violences conjugales info 3919 (appel gratuit d’un mobile ou d’un fixe)
Police secours 17
Pompiers 18
Hébergement d’urgence 115
AADPAS 0596 50 72 33
UFM 0596 71 26 26
CHU La Meynard
Service de Psychotraumatologie 0596 55 20 44
Ligne de conseil auprès d’un psychiatre 0696 437 307
LAMEVI 0596 50 12 11
ADAVIM 0596 51 31 28


2 commentaires :

  1. Jean-Pierre

    Bonjour,

    Je suis enseignant et je trouve ces BD très intéressantes et je pense qu’il pourrait être intéressant de pouvoir les utiliser en classe. Ou est-il possible de les obtenir?

    Cordialement,

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