Taxicos et Conseil Général : un problème à moitié réglé

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Hier, les représentants syndicaux des chauffeurs de taxis collectifs avaient rendez-vous au Conseil Général. A la fin de la réunion, les deux syndicats se sont pas tombés d’accord. L’un a signé, mais pas l’autre. Que s’est-il passé ?

Lundi dernier, le mouvement de grève des taxicos avait permis à ces derniers d’obtenir un rendez-vous avec Josette Manin pour discuter de l’indemnisation des licences des chauffeurs. Pour rappel, le Conseil Régional a proposé 80000 euros dont la moitié viendrait de lui. Hier les représentants syndicaux,  l’OSTPM (Organisation Syndicale des Transports Publics de Martinique) et l’USET (Union syndicale des Entrepreneurs de Transports),  étaient présents. Mais pas la présidente. Cette dernière était en pleine discussion avec les agents grévistes. C’est finalement Johnny Hajjar, président de la commission au transport du Conseil Général, qui la remplace. Après quelques vifs échanges les négociations ont commencé. L’OSTPM accepte la proposition d’indemnisation et signe. Un geste que ne comprend pas l’USET. « Ils ont vendu les taxis collectifs », estime Richard Marie-Reine, secrétaire général USET.

Dans un communiqué, le syndicat non signataire explique son refus de signer par le manque de garantie de cette indemnisation :

« 40 000 euros versés par le Conseil Général (dans la limite des crédits disponibles) et 40 000 euros versés par un co-financeur restant à trouver et qui pourrait être le Conseil Régional. Et bien nous nous sommes renseignés et le Conseil Régional n’a voté aucune décision sur la mandature en place et il n’y a aucune délibération de partenariat pour le financement du nouveau dispositif. ».

L’organisation syndicale affirme que pour l’instant la somme qu’est sensée verser la Région n’est pas acté pour l’instant. L’USET fait désormais cavalier seul et compte bien mené la bataille pour obtenir ce qu’il souhaite, une indemnisation de 150000 euros. De nouvelles actions de grèves sont possibles dans les jours à venir si le Conseil Général et l’USET ne trouvent pas un terrain d’entente.

A.G