Témoignage d’une « restavek », une enfant esclave d’Haïti


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Christina est une enfant de 11 ans originaire d’Haïti. Elle est ce qu’on appelle une « restavek », une enfant esclave.

Ses parents sont trop pauvres pour l’élever dans leur village, ils l’ont confiée à une famille d’accueil qui vit à Port au Prince.

Dans la Capitale, Christina mène une vie d’esclave dans cette famille d’accueil qui l’exploite et la maltraite. La jeune fille témoigne au micro de France 3.

Là où je vis, je dois travailler tous les jours. Le matin, le soir, je dois faire la vaisselle, le ménage, la cuisine, le linge, m’occuper du bébé de la famille. Quand je fais quelque chose qui ne leur plaît pas, ils me battent (…). Je n’ai pas de libertés. À l’école, je me sens libre. Je peux apprendre, jouer librement. Là où je vis, ce n’est pas le cas.

Les « restavek », (enfants qui « restent avec » une famille qui n’est pas la leur) est une forme d’esclavage moderne en Haïti. Entre 150 000 et 500 000 enfants haïtiens vivent ce calvaire. Cette pratique longtemps ancrée dans la société haïtienne a été accélérée après le séisme qui a ravagé Haïti en 2010.

Ci-dessous le témoignage de Christina :

Photo : Capture écran FranceTV Info


7 commentaires :

    1. geibel

      « ils sont trop jeunes pour souffrir » il y a pas un âge pour souffrir!!!
      l’humain doit apprendre le respect et le partage et nous arriverons dans une société beaucoup plus belle sans douleurs !!
      merci nèg Kont nèg de relever le commentaire de Patrick!!
      tu n’exploites pas l’autre parce qu’il est défavorisé par rapport à toi juste parce que tu lui offres une vie « normale » (nourriture toit école etc…..), ta mission au contraire serait de lui donner de l’amour, de l’écoute et lui apporter ton soutien pour qu’il se sente valorisé au même titre que les tiens.

  1. Fondation Maurice A. Sixto (FMAS)

    La Fondation partage la misère de Christina, mais veut porter à connaissance qu’il y a travail qui se fait pour protéger les droits ds enfants depuis un certain temps. Avec IBESR et d’autres institutions, la FMAS peut vous garantir qu’il une travail qui se fait. Je demanderais à tout un chacun de dénoncer chaque cas de maltraitance d’enfant soit à la Brigade pour la Protection des Mineurs (BPM) un corps au sein de la Police Nationale ou à l’Institut du Bien Etre Social et de Recherches (IBESR) ils se refont le devoir d’aller au secours de l’enfant en d l’enfant en difficulté.

    La Fondation Maurice A. Sixto (FMAS) à travers ses séances de sensibilisation dans les écoles et les communautés encourage tout un chacun à ne pas garder le silence sur les cas des restaveks maltraités. Beaucoup reste à faire, mais je vous dis qu’il y a un travail qui se fait.

  2. Patrick

    Dans ce pays, c’est la guerre pour survivre, lorsque vous avez la chance de trouver une famille pour vous nourrir et vous envoyer a l’école pour votre instruction personnelle : Certains sacrifices sont supportables ! faut surtout etre déja allé à HAITI en dehors bien sur des tours opérators, pour voir les conditions de vies au quotidien de cette population, AVANT DE JUGER !

  3. nèg kont nèg

    Super Patrick!!!
    Alors sous prètexte que ces enfants vivent dans une grande prècarité ils doivent se résigner à leur sort et en quelque sorte s’estimer heureux d’avoir été choisis pour servir de « boy » à des gens qui les maltraitent????
    Et ce parcequ’ils ont la « Chance » d’avoir une contrepartie de nourriture et de droit à aller à l’école ????
    Cela autorise donc ces gens à maltraiter et profiter de ces enfants????
    Les enfants ont le droit de vivre leur enfance sereinement même dans un pays comme Haïti où la misère est notoire…
    Ces personnes qui les embauchent sont tout juste un peu mieux lotis que les parents de ces enfants
    donc moi je pense qu’il s’agit d’un système de profitation de la misére humaine.
    Cela relève d’un ètat fèodal on est au 21ème siècle et cela ne doit plus exister….
    LES ENFANTS D’HAÏTI SONT L’AVENIR DE LEUR PAYS: BA YÔ TI BWEN RESPÈ MESSI !!!!

  4. paindoux

    Au vu des derniers événements avant le carnaval, je croyais que c’était chez nous qu’ils étaient les plus malheureux !!!
    Sans commentaire mais comment taire ?

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