Tuerie d’Orlando, une survivante choquée, témoigne des dernières minutes du massacre

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Ce fut un choc ! « J’ai vu ma vie défiler en quelques minutes durant la pire nuit de mon existence », c’est le témoignage assourdissant de la jeune Patience Carter, une des otages d’Omar Mateen. Elle est encore meurtrie depuis l’attaque de dimanche matin dans la discothèque gay où elle se trouvait. Durant de longues heures, la jeune femme de 20 ans, coincée dans une salle de bain, a assisté à la tuerie et aux meurtres de ses proches amis au Pulse d’Orlando.

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Depuis l’hôpital d’Orlando en Floride, elle a détaillé ce mardi, le calvaire qu’elle a subi durant cette prise d’otage de trois heures. « Le tireur de 29 ans, Omar Matteen, est entré dans la salle de bain et a commencé à tirer ». Quand il s’est arrêté, il y avait du sang partout, plusieurs morts et des blessés dans la salle de bain ». la jeune femme a vu deux de ses copines Akyra (Monet Muray) et Tiara blessées mortellement sous les balles du tireur.

Elle raconte dans « The Guardian », sa « proximité » avec le tireur homophobe, Omar Mateen, un New-Yorkais d’origine Afghane en conversation avec le 911. Tous ceux qui étaient en vie dans la salle de bain entendaient le tueur expliquer au service des Urgences pourquoi il menait ce djihad contre les Gays dans le Night club, tout en leur précisant qu’il avait prêté allégeance à l’État Islamique.

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La jeune fille continue son récit, « Il a commencé à parler en Arabe, au début, je ne savais pas quelle langue c’était, puis il a demandé, s’il y avait des Noirs parmi nous ». Patience Carter, morte de peur, ne répond pas et c’est un afro-américain qui fait signe au tueur et lui dit qu’ils sont en fait six ou sept dans la salle de bain. Omar Mateen, après les avoir rassurés qu’il ne leur en voulait pas, mais seulement à l’État américain qui bombardait son pays, l’Afghanistan, a montré sa détermination à tuer le plus grand nombre de personnes jusqu’à ce qu’il soit abattu.

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Effrayée et tremblante, la jeune Carter, décrit ce qu’elle voyait ce soir là. Des corps affaissés sur les sièges des toilettes, tout autour d’elle c’était une marre de sang, au fond des cuvettes. « Certains étaient morts et d’autres gémissaient de douleur. « Je voyais ma meilleure amie allongée sur le sol, sans vie ». Patience Carter poursuit « A ce moment j’ai cru que je n’allais jamais ressortir vivante, si c’est ainsi que je devais mourir, alors j’ai remis ma vie dans la main de Dieu et lui ai demandé de cesser les tirs ».

La tuerie a fait 49 morts et 53 blessés au Pulse, une discothèque gay d’Orlando en Floride.

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Mercredi 15 juin, un grand jury fédéral convoqué, étudiait encore la possibilité d’inculper la femme du tueur, Noor Salman, pour complicité dans les assassinats et blessés, pour non-information des services de police et de justice dans l’attaque et mensonge à agent fédéral.

Dorothée Audibert-Champenois

Photos Capture d’écran/TheGuardian