Ugo Fidelin, vainqueur de la Martinik Cup 2013, répond aux questions de PBK

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PBK : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

U F : Ugo Fidelin, pilote du team X’TREM JET RACING #64

PBK : Depuis combien d’années pratiquez vous du jet ski et quels sont les raisons qui vous ont poussé à en pratiquer.

U F : J’ai commencé a faire du jet en loisirà l’âge de 8 ans. Mon père à fait de la course de mes 12 à 14 ans. Je me suis passionné pour en faire mais étant trop jeune et n’ayant pas de permis, je n’ai pas pu explorer mon talent.

11 ans après en 2008, à mon retour en Martinique, j’ai voulu me lancer un défi, celui de gagner une course et par ce fait savoir si j’étais doué pour ce sport. Avec la machine d’un ami de la famille, je termine troisième. J’ai continué l’aventure jusqu’en 2010 ou j’ai participé à la karujet avec un jet de location, un budget vraiment médiocre. Je fini 3ème au championnat du monde sans assistance digne de ce type de course.

PBK : Parlez nous de votre progression dans le monde du jet ski de compétition?

U F : Ma progression, je ne sais comment l’expliquer car je ne navigue pas beaucoup. Cependant, je fais beaucoup de sport, chose que je n’ai jamais cessée de faire. Je m’amuse avant tout sur un jet.

PBK : Vous gagnez la Martinique cup 2013. Comment digérez vous cette victoire tant attendu par vous et votre team?

U F : Pour moi cette victoire c’est l’aboutissement d’un important investissement pour mon équipe et moi. Mes mécanos David Doumith et Marc Agnoly s’investissent beaucoup et je leurs devais cette victoire. 3 ans après beaucoup de mésaventures, je savoure cette victoire et la partage avec tout mon entourage qui me soutient. Le comble, je suis de nouveau le 1er martiniquais à signer un podium dans cette difficile compétition qu’est la Martinique Cup, comme à la karujet il y a 3 ans.

PBK : Lors des interview, nous avons perçu beaucoup d’émotion. Est-ce du à la pression de la compétition?

U F : Oui c’est vrai, c’est la joie ! (Rires)…C’est de la joie car je vois que le travail paye avec la persévérance. Nous nous sommes tous remis en question, à la fois les mécanos et moi.

PBK : Comment se prépare t-on pour une telle compétition?

U F : Pour les autres je ne sais pas ! Pour ma part, je ne navigue pas avec ma machine. Je fais beaucoup de sport en salle : footing, vélo, etc… et en mer c’est à l’occasion d’essais. Il faut ménager la monture !

PBK : 3eme a la karujet et puis rien pendant 2 ans. Comment avez vous vécu cela?

U F : Une grosse frustration, un dégout du sport, l’envie d’arrêter. Au niveau psychologique ça bloquait. On se dit capable mais la crainte de la casse tétanise. « Ce qui ne tue pas rend plus fort », dit on ! Aujourd’hui je ne compte pas m’arrêter là. Je dois rattraper ce temps perdu qui en fait ne l’est pas vraiment. Une passe difficile qui a fait de moi, un sportif conquérant et déterminé. Je crois que cela s’est vu ! (Rires)

PBK :  Comment avez pu revenir au plus haut et inquiéter les meilleurs?

U F : Moi-même je ne le sais pas, je suis le 1er impressionné de ma performance. Sans navigation avec juste du physique et de la technique de navigation, j’ai géré ma course.

PBK : La pratique de tout sport mécanique coute cher. Comment vous y prenez-vous?

U F : Le sport mécanique coute très cher. 2 ans sans résultats, difficile de trouver des sponsors. Partant de là avec des amis et mon entourage familiale, on a cotisé pour me permettre de participer aux grosses compétitions.

PBK : Quels sont vos objectifs pour cette année.

U F : Pour cette nouvelles saison, mes objectifs, sont de participer au championnat de la Martinique cup, une manche du championnat de France, faire une course offshore aux US et gagner la Karujet’14.

PBK : Quelle est votre vision du Jet aujourd’hui et demain?

U F : Mon père à une grande place dans ma vie de sportif car c’est grâce à lui si aujourd’hui je continue la compétition. Je l’en remercie. Car après autant d’échec, j’étais à 2 doigts d’abandonner. Avec ses mots il a su me bousculer et me redonner confiance. Un grand merci à lui. Il joue un rôle prépondérant dans la partie mécanique, technique de course et c’est mon plus grand supporter par la taille et le cœur.