Un an avec sursis requis contre deux gradés jugés pour harcèlement sur une gendarme réunionnaise

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Le procès pour harcèlement dans laquelle une jeune réunionnaise est impliquée s’est achevé cet après-midi avec le réquisitoire de Sandrine Guillon, la procureure dans cette affaire grave de harcèlement sexuel.

Depuis hier, s’est ouvert en appel le procès de deux gradés de la gendarmerie, accusés d’avoir tenu  des propos gras, salaces et vulgaires à l’encontre de leur subordonnée de 22 ans à l’époque des faits. D’octobre 2012 à Novembre 2013, le Maréchal des Logis Ludovic F. et l’Adjudant Julien G. à la brigade de gendarmerie de Joigny, ont harcelé sexuellement et moralement, la jeune gendarme dès son entrée en fonction, « les réunionnaises sont chaudes, veux-tu faire une pipe ? » . Pour se défendre, ils ont tenté de minimiser leurs actes, qu’ils considèrent comme de grossières plaisanteries, c’était habituel, c’était normal dans la gendarmerie. Hier, la plaignante dans son uniforme de gendarme a accablé ses supérieurs, qui lui ont fait vivre un enfer. Isabelle Pulver, la Présidente du Tribunal Correctionnel de Paris s’est emportée en entendant les deux gendarmes de Joigny, banaliser leurs comportements. L’avocate de la Réunionnaise, Elodie Meumont a demandé une peine « pédagogique » et « exemplaire ».

L’avocate de Ludovic F. , le Maréchal des Logis, a plaidé des erreurs « grossières » et des propos « sans malices ». Des arguments qui n’ont convaincu  personne au Tribunal.

La Procureure, Sandrine Guillon a requis un an de prison avec sursis pour les deux gendarmes, jugés pour harcèlement sexuel grave.

En plus du sursis, pour Julien G. elle demande une interdiction d’exercer sur cinq ans. Elle est plus sévère pour le Maréchal des Logis, Ludovic F., la magistrate, a requis en plus du sursis, une interdiction définitive d’exercer la profession de Gendarme.

Les deux gradés de la Gendarmerie de Joigny, actuellement suspendus, seront fixés sur leur sort le mardi 5 Avril.

Dorothée Audibert-Champenois