Un barbadien a été libéré après 18 mois passés en prison « sans aucune raison »

Vues : 2043

« Personne ne savait pourquoi il était détenu » a déclaré le juge Edward Morgan de la Cour supérieure de l’Ontario face au détenu Ricardo Écosse. Les faits sont rapportés par plusieurs magazines canadiens dont CityNews.

Lundi 14 août 2017 restera une date importante pour le barbadien Ricardo Écosse. Durant dix mois l’antillais de 38 ans est resté prisonnier dans un établissement de sécurité maximale. Ricardo Écosse était détenu dans un centre de détention pour immigrés au Canada. Au total c’est 18 mois de liberté sur une période de deux ans qui ont été volés à cet homme.

Finalement c’est le juge Edward Morgan de la Cour supérieure de l’Ontario (ci-dessus) qui a reconnu la méprise des autorités canadiennes. Il a annoncé publiquement que le barbadien était incarcéré sans « aucune raison réelle ».

Ricardo Écosse qui avouait à un magazine local qu’il était impatient de retrouver sa fille adolescente, a indiqué qu’il était incapable de se défendre parce qu’il était empêtré « dans un circuit sans fin de fautes et d’accusations non prouvées ». Des accusations graves faites par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et la Commission à l’immigration et au statut de réfugié ( IRB).

Arrêté par la Police à son domicile pour des motifs criminels (et annulés par la Cour), le barbadien sans casier judiciaire était détenu par l’ASFC alors que sa demande de statut de réfugié était en cours de traitement.

Subodh Bharati, l’avocat de Ricardo Écosse, a déclaré que le cas de son client devrait servir d’exemple pour que les immigrés détenus soient attentifs à leurs droits : « J’espère que les gens se rendent compte de ce qui arrive aux personnes qui ne sont pas des Canadiens ».

Ricardo Écosse et sa fille de 13 ans qui ont demandé leur statut de réfugié depuis décembre 2010 pourront être entendus dès le 22 septembre prochain.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
ImagesCapture d’écran/TheStar.com/CityNews


1 commentaires :

Les commentaires sont fermés