Un guadeloupéen condamné à un mois de sursis pour « apologie du terrorisme », le parquet fait appel

Vues : 534

Un homme originaire de la Guadeloupe vient d’être condamné à un mois de prison avec sursis.
L’antillais de 44 ans a été jugé hier, par le Tribunal de Bayonne, pour « apologie du terrorisme ».

Il était à Anglet (région Aquitaine) et se trouvait dans le bus des Fêtes de Bayonne (Sud-Ouest de la France), mercredi 27 juillet, quand il a proféré des menaces et glorifié l’attentat sanglant du 14 juillet sur la Promenade des Anglais à Nice.
Pour le quadragénaire « A Nice ce n’est pas 200 ou 300 morts qu’il fallait, mais 2000 ou 3000. Je vais les égorger moi-même», rapportent des témoins de la scène, choqués.
L’homme originaire de Guadeloupe qui a des antécédents judiciaires, n’était pas ivre quand il s’est exprimé dans le bus qui le conduisait à Bayonne. Interpellé et incarcéré, il attendait son jugement en comparution immédiate.

Le procès a eu lieu hier, mardi 2 août au tribunal de Bayonne et son avocat, Me Larié a plaidé la relaxe.
Mais, pour Aude le Hérissier, la représentante du parquet, les propos du guadeloupéen sont « délirants », dignes « d’un déséquilibré », la magistrate demandait dix huit mois de prison dont dix avec sursis et une mise à l’épreuve. Le tribunal ne l’a pas suivi.
Mardi 2 Août, l’antillais a été condamné à un mois de prison avec sursis assorti de 70 heures de travaux d’intérêt général pour « apologie du terrorisme » et « menace de mort réitérée ».

Soulagée, bien qu’il ait été reconnu coupable, l’avocate de la défense, s’est félicitée de cette « peine symbolique » pour une personne qui ne serait pas « quelqu’un de dangereux » , indique Sud Ouest. Le Guadeloupéen a recouvré sa liberté le jour même.
Seulement, il y aura cependant un autre procès car le parquet a décidé de faire appel de ce jugement.

Dorothée Audibert-Champenois
PhotoSD


1 commentaires :

Les commentaires sont fermés