Un mannequin martiniquais est acteur dans un film de Steven Spielberg

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Son charme est communicatif, il entame une vie professionnelle pleine de surprise, l’antillais est heureux, les portes du succès lui sont ouvertes.

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Sébastien Bornil est emmitouflé dans sa doudoune à la sortie du métro de Covent Garden, un lieu populaire de Londres où convergent hommes d’affaires, vendeurs, couche-tard, artistes et les paparazzis en quête de personnalités célèbres.

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Sourire en coin, Sébastien le dit posément, il est fatigué. Malgré une journée chargée, le martiniquais nous accueille jovialement au « tube station » qu’il fréquente quotidiennement.

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Jeudi 24 novembre, 19 heures, le jeune martiniquais boucle plusieurs séances de gym à la carte, il est coach dans une immense salle d’entretien physique à Endell Street dans la Cité de Westminster dans le grand Londres.

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Cette nuit, il avance comme un félin, son look et son allure de Topmodel donne le ton. Sébastien est une personnalité étonnante dans Londres. Sa simplicité dénote avec sa formidable réussite professionnelle.

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Une prestigieuse carte de visite que nous tend le martiniquais qui rêvait de devenir musicien. Sébastien Bornil est un mannequin antillais qui vit à Londres, qui refuse les codes conventionnels et qui privilégie son authenticité et son bien-être. Le jeune homme est aussi acteur, il vient de signer dans un film qui sortira en avant-première en décembre 2017, le réalisateur Steven Spielberg, est l’un des cinéastes les plus connus d’Hollywood.

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Téméraire, déterminé et sûr de lui, Sébastien « anime sa vie » dans la direction qu’il a choisie. Si Sébastien se sent libéré en Grande-Bretagne, le jeune martiniquais fraîchement diplômé veut à tout prix préserver ses racines antillaises. Il sait où rencontrer et échanger avec ses compatriotes des Antilles anglaises ou francophones éparpillés en Grande-Bretagne.

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Vendredi 25 novembre. Il fait beau, les magasins « stores » ouvrent, c’est le Black Friday. C’est le jour des soldes, des bonnes affaires pour certains. Le soleil est au rendez-vous.

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Dreadlocks bruns, libres, longs, souples et brillants, lunettes de soleil et baume sur les lèvres, le visage du jeune Bornil rayonne à Pope’s Road. Sébastien sait jouer avec la lumière, il est mannequin. Depuis « qu’il est enfant », il entend les compliments des adultes, ado on continue à les chuchoter à ses parents et vers 19 ans, Sébastien l’accepte et seul, il commence à prospecter pour devenir mannequin professionnel.

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Avant de sauter le pas, le martiniquais est studieux. Le principal objectif pour ses parents originaires de Saint-Joseph en Martinique c’est que leur fils, né à Versailles en France, doit devenir un bâchelier.

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Le jeune homme qui a suivi toute sa scolarité à la Martinique réussit son baccalauréat option S en 2006 et après 17 années aux Antilles, il revient en région parisienne.

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A Paris, Sébastien est en famille mais cette ville de métropole ne répond pas à ses attentes, une capitale froide et anxiogène. Il résiste durant trois ans où il est à la fac de Nanterre, la dernière année, il devient « chauffeur-livreur ». Finalement il quitte Paris et part poursuivre ses études à Brest.

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C’est dans le Finistère, à Brest, « une ville plus tranquille », qu’il décroche sa licence en Sciences & Techniques des Activités Physiques et Sportives, il se spécialise dans les activités physiques adaptées à la santé. A Poitiers (dans la Vienne), l’antillais gagne son Master en Sciences &Techniques du Sport.

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En 2014, le benjamin de la famille Bornil traverse la Manche, s’installe dans l’Ouest londonien et devient un coach apprécié dans une entreprise de remise en forme à Eden Street. Sébastien découvre en Angleterre un style de vie qui lui plaît. Il est temps pour lui de s’intéresser vraiment au mannequinat.

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Il n’attend pas longtemps, les propositions fusent, photographes et créateurs le sollicitent, ils portent des dreadlocks, il est accepté : « C’est plus simple en Angleterre, ailleurs c’est une coiffure pour laquelle on trouve des défauts, une coiffure dénigrée. Ici à Londres, des personnes qui portent des locks, on en voit à la Banque, dans les hôpitaux, dans les commerces dans tous les domaines ».

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Déjà un long parcours sur deux ans. Geoff Cox un des producteurs de la Fashion Week de Londres a fait appel à ses talents au mois d’avril dernier. Sébastien a défilé sur le podium de « Top Model WorlWide » à l’hôtel Hilton London Metropole. L’occasion pour le jeune antillais de 29 ans de se faire un carnet d’adresses utiles.

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Sébastien n’hésite pas également, à poser pour les jeunes étudiants des Beaux-Arts ou de jeunes photographes qui testent leur compétence. Le coach est aussi acteur, inscrit dans une agence d’acteurs spécialisés, il décroche un contrat comme figurant dans un film à très gros budget dirigé par Steven Spielberg associé à la Warner Bros Studio : « Ready Player One ».

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Sébastien-acteur a tourné entre août et septembre 2016 à Watford une ville au Nord-Ouest de Londres. Son rôle d’acteur-figurant est modeste mais l’antillais l’a interprété avec sérieux nous dit-il.

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L’histoire se déroule en 2044 dans la ville de l’Ohio, Sébastien Bornil est un travailleur. Dans ce film de science-fiction l’acteur principal Wade Watts, exclue de la société est un joueur invétéré qui évolue dans un gigantesque jeu virtuel « l’Oasis ». Le jeune fan des jeux virtuels est à la recherche d’autres joueurs qui naviguent entre le monde réel et le monde virtuel pour retrouver une fortune cachée dans un œuf de pâques. Une chasse au trésor digitale impitoyable est lancée pour hériter de cette fortune.

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Le film adapté du roman à succès de l’écrivain américain Ernest Cline sera à l’affiche aux USA, le 15 décembre 2017. On attendra le 28 mars 2018 pour découvrir Sébastien Bornil dans « Ready Player One » date de la sortie du film de Steven Spielberg en salle.

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Attendre de prochains contrats c’est aussi une contrainte, mais Sébastien s’occupe et s’il entretient sa forme étant coach sportif toute l’année, l’élégant martiniquais est également très attentif aux produits qu’il utilise. Soigner sa peau, embellir ses locks, un rituel pour le « londonien ».

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Pas avares de conseils il se confie, il boit beaucoup d’eau quelque soit la saison, c’est-à-dire plus de deux litres par jour, utilise des crèmes différentes pour son visage, ses mains, ses lèvres ou son corps.

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Et le coach-mannequin sait ou dénicher les produits rares et naturels, il « descend » comme tous ses compatriotes dans le Sud, au Market Brixton.

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Ici, il est comme un poisson dans l’eau. Il donne un coup de main à Thierry Cathor, qui en profite pour s’insurger contre les méthodes des policiers de Martinique qui « ne le laissent pas travailler chez lui, toujours prêts à le mettre en prison». Le vendeur de Fort-de-France est petit commerçant à Brixton.

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Thierry Cathor ouvre ses cartons de produits fabriqués à la main, il les vend à Noël et durant tout l’été à Brixton Market : « Ici, c’est plus facile, il y a moins de problème. En Martinique, les policiers m’auraient déjà mis derrière les barreaux » se répète-t-il.

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Son déjeuner, Sébastien l’achète au Bokit’la, un food-truck tenu par deux guadeloupéens Nicolas et Gary de Saint-Anne et par le jamaïcain Patrick qui lui tend son bokit au poulet.

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Enfin, il déniche le savon miraculeux, c’est Chi né à Kingston en Jamaïque qui le vend.

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Avant de se séparer, Sébastien Bornil s’achète pour 10 pounds un collier aux couleurs rastafari.

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Direction la station de métro qui grouille de caribéens, le prochain rendez-vous, il est nocturne c’est à l’after-work antillais à Bayswater où une amie prépare sa fête d’anniversaire. Des fêtes que le martiniquais ne rate jamais.

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Celles de Noël sont déjà planifiées, Sébastien sera en précieuse compagnie pour les fêtes de Noël, chez son amie de la Jamaïque, à Vauxhall dans le Sud de la capitale londonienne.

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A Picadilly Circus, Sébastien Bornil explique comment il entretien ses dreadlocks : Il se confie à notre envoyée spéciale à Londres, Dorothée Audibert-Champenois, écoutez-le :

Reportage et photos à Londres : Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus
Photos de mode SébastienBornil


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