Un minable devient un héros quand on en parle trop

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La mort de Mohamed Merah, le tueur au scooter, tué ce jeudi 22 mars après plus de trente heures de négociations avec les policiers du Raid, le tout commenté en direct sur toutes les chaines d’information, suscite des réactions plutôt déconcertantes.

Jeudi, sur Facebook, la mort du forcené à peine annoncée, qu’une page d’hommage est créée sur le réseau social. Dans la journée, plus de 400 internautes ont eu le temps de cliquer «J’aime» avant de voir le compte fermé par les autorités.

Vendredi, des inscriptions antisémites et glorifiant le tueur au scooter ont aussi été découvertes à Sartrouville (Yvelines). Des «Vive Merah», «Vengeance», «Nique la kippa», ainsi que des insultes à l’encontre de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen ont été taguées à l’encre noire sur un mur de la ville.

Une professeur d’anglais d’un lycée de Rouen, en Seine-Maritime, a demandé ce vendredi matin à ses élèves de Terminale d’observer une minute de silence en hommage à Mohamed Merah, le tueur présumé de Toulouse et Montanban. La plupart des élèves, choqués, quittent la salle. Seule une demi-douzaine reste pour tenter de comprendre «pourquoi ?».  L’enseignante du lycée Gustave-Flaubert aurait présenté Mohamed Merah comme « la victime d’une enfance malheureuse ».

Le ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel a demandé que l’enseignante soit suspendue « immédiatement ». Selon un syndicat, « ce n’est pas un acte politique d’une extrémiste, mais d’une collègue qui a des soucis de santé ».

sources : letélégramme.com et leparisien.fr