Un nouvel arrêté autorise la reprise de l’épandage aérien en Guadeloupe

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Le préfet de Guadeloupe vient donc de prendre un nouvel arrêté autorisant la reprise de l’épandage aérien de pesticides, en excluant l’utilisation du banole.

Cette décision, qui fait suite aux ordonnances des Tribunaux Administratifs de Basse-Terre et de Fort-de-France, confirme la volonté de Lurel et du gouvernement français de maintenir l’épandage aérien, au mépris du principe de précaution et
des risques que cette pratique comporte pour la santé.

Elle ne nous surprend donc pas, même si elle réjouit le lobby bananier et ses soutiens du Néo-PPm.

Le caractère scandaleux de ce nouvel arrêté doit nous inciter à intensifier notre mobilisation pour faire entendre raison à ceux qui placent les intérêts économiques égoïstes d’un clan au-dessus des impératifs de santé publique.

Francis CAROLE

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Dans un communiqué, le Député Maire des Abymes Eric Jalton

– prend acte du nouvel arrêté de dérogation du Préfet, autorisant à nouveau l’épandage aérien, mais en supprimant l’agrément du Banole, produit le plus toxique du mélange répandu sur les plantations ;

– regrette que cette interdiction du Banole n’ait déjà pas été inscrite dans les deux précédents arrêtés de dérogation, malgré la mise en garde exprimée par le Député Maire et que le Tribunal administratif a confirmée, en suspendant le second arrêté ;

– demande à ce que les périmètres d’épandage aérien soient précisés, conformément à la réglementation, et comme le rappelle le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt dans sa réponse à la question parlementaire du Député Maire : soit réservé aux parcelles dont « l’opérateur a démontré que l’utilisation de techniques terrestres est impossible (topographie accidentée, hauteur des végétaux, portance des sols, etc.) compte tenu des alternatives disponibles aujourd’hui. ». Avant toute autorisation d’épandage sur les parcelles plates et accessibles (notamment de Perrin aux Abymes), le Préfet devra donc vérifier l’argumentaire des producteurs justifiant l’impossibilité d’un traitement au sol. »

L’élu prend ainsi date dans un dossier sensible dont il est bien difficile aujourd’hui de prévoir les évolutions, et tenant ainsi compte de l’émotion palpable de l’opinion publique, suite au scandale de la Chlordecone.