Un pasteur pulvérise de l’insecticide sur ses fidèles, il promet guérison et réussite

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Par mon nom, Tu chasseras les démons (By my name, You shall drive out demons).
Ce n’est pas par la puissance et par le pouvoir ( Its not by might nor power),
Mais par le Saint-Esprit (but by the Holy Spirit)…

Ce sont les mots du pasteur Lethebo Rabalago avant de pulvériser de l’insecticide au visage d’une de ses fidèles. Pour ce pasteur d’Afrique du Sud qui dirige une congrégation dans la province du Limpopo, cette femme que l’ont voit recevoir du produit destiné à tuer des insectes, souffre d’une infection oculaire et le pasteur d’affirmer à l’antenne de la BBC de Johannesburg que « la croyante va mieux car elle croit à la puissance divine ».

Lundi 21 novembre, le pasteur sud-africain s’est exprimé dans le journal Times en ligne. Il confirmait avoir eu recours ce vendredi à l’utilisation d’un insecticide dans une province sud-africaine du Limpopo, lors d’un rassemblement à Mookgophong.

Et samedi 19 novembre, Lethebo Rabalago a posté ces images sur la page Facebook de l’église de l’Assemblée générale du Mont Zion, suivi de commentaires censés expliquer l’utilisation d’une telle substance sur ses adeptes : « Doom (nom de l’insecticide) est juste un nom, mais quand vous en parlez, il devient un produit qui guérit. Il le fait ». Incrédules, ignorants ou convaincus, les « pêcheurs » qui fréquentent la congrégation sont nombreux à solliciter le pasteur qui pulvérise la substance toxique sur le visage, les pieds ou le cou de ses jeunes fidèles.

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Lethebo Rabalago de l’église du Mont Zion à Johannesburg est convaincu que ses paroissiens malades peuvent guérir grâce au produit « Doom », un insecticide vendu en Afrique du Sud. Même s’il reconnaît que ce sont des pratiques non conventionnelles, l’évangéliste avoue qu’il l’utilise parce qu’il donne des résultats probants.

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Tiger Brands qui représente la société « Doom » a lancé des avertissements à celui qui s’est autoproclamé prophète aux yeux de ses nombreux fidèles. Pour le fabricant, il y a des risques graves à pulvériser ce produit toxique sur le visage et les différentes parties du corps d’êtres humains. La Commission sud-africaine pour la promotion et la protection des communautés culturelles, religieuses et linguistiques considère cette pratique « préjudiciable », et le gouvernement sud-africain exhorte fortement les victimes à porter plainte.

Cette image virale qui circule sur les réseaux sociaux a soulevé une vague d’indignation chez les internautes choqués qui n’hésitent pas à condamner violemment ces pratiques qui se multiplient dans cette péninsule de l’Afrique de l’Est.

Dorothée Audibert-Champenois/C’news Actus
PhotosThe EarthChild


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