Un plaisancier polonais porté disparu en mer

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Le dimanche 26 novembre au matin le CROSS Antilles-Guyane qui coordonnait depuis la veille une opération de relocalisation d’un voilier battant pavillon polonais effectuant une navigation transatlantique reçoit l’information que le skipper est tombé à la mer. La disparition a eu lieu le mardi 21 novembre mais les premiers éléments transmis ne permettent pas de déterminer la position du drame.

Immédiatement un message d’information est diffusé vers les navires navigants dans la zone de présence probable. Une phase délicate de recueil d’informations a permis de rassembler des éléments plus précis. Ils ont été obtenus notamment en sollicitant l’épouse du skipper restée seule à bord et qui a pu être prise en charge le 26 novembre en milieu d’après-midi par un navire de commerce qui s’était dérouté.

Avec l’aide de la famille et de la représentation consulaire polonaise en France, une première position a pu être déterminée puis une zone de recherche définie sur des hypothèses de dérive fournies par MétéoFrance ; cette zone se situe à 455 milles marins (environ 800 km) dans l’Est des côtes de la Martinique. L’information est également obtenue que le skipper ne disposait pas après sa chute de moyen efficace lui permettant d’assurer sa flottabilité de manière autonome.

Une première phase de recherche active est menée dès le lundi 27 novembre au matin par un Falcon 50 de la marine nationale présent en Guyane qui ne permet pas d’obtenir d’éléments nouveaux. Dans la soirée du 27 novembre, de nouveaux éléments obtenus grâce à l’étude du journal de bord emporté par la rescapée permettent de repréciser la zone de recherche. Une deuxième phase de recherche active est menée dans la journée du mardi 28 novembre avec le concours d’un avion de surveillance maritime des forces aériennes de la Barbade.

A l’issue de cette deuxième phase et compte-tenu, d’une part des recherches qui ont couvert la zone de plus grande probabilité de présence et d’autre part des limites physiologiques humaines à survivre en mer après 8 jours, la suspension des recherches actives a été décidée.


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