Un prédicateur anti-gay interdit en Afrique du Sud, il prêche la haine des homosexuels

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Partout où il se déplace, le prédicateur américain, Steven L. Anderson suscite la controverse. Le journal Jeune Afrique dans sa dernière édition rapporte la décision du Ministre de l’Intérieur, Mr Malosi Gigaba, de refuser l’entrée du prédicateur anti-gay en Afrique du Sud.

Suivant les recommandations littérales de la bible, le prédicateur Steven Anderson tient dans ses discours, des propos qui sont jugés homophobes aux États-Unis et dans les pays où il se rend. Les sociétés américaines, européennes ou africaines sont trop libérales reconnaît le prêcheur, et le religieux américain n’hésite pas à le faire savoir dans les médias, sur les ondes ou sur les réseaux sociaux.

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Selon Jeune Afrique, Steven Anderson qui qualifie les homosexuels de pédophiles, semble peu apprécier le révérend Desmund Tutu. Aux yeux du prédicateur homophobe, le Prix Nobel de la Paix et défenseur de la communauté homosexuelle est un « pervers … en robe rose » (Jeune Afrique 13 .09.16).

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Steven Anderson qui officie dans une église baptiste de l’Arizona : La Faithful Word Baptist Church a comme ennemi les LGBT ( lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels).
Pas étonnant qu’il se soit réjouit de la tuerie d’Orlando au Pulse, dans la nuit du 11 au 12 juin 2016, où quarante neuf personnes sont mortes et une cinquantaine a été blessée au Sud-Est des États-Unis.

Quant aux victimes de l’attentat du Bataclan en novembre 2015 à Paris, ils seraient tous des « fidèles du diables » a déclaré le prédicateur américain.
Choqué que le Président américain soit pour l’avortement, Steven Anderson a prié en 2009 « pour la mort » de Barack Obama, le Chef de la Maison Blanche aux USA.

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La tournée du pasteur  se poursuit en Afrique, au Botswana, un État divisé sur la question de l’homosexualité. Le Botswana, contrairement à sa voisine,  l’Afrique du Sud (progressiste et avant-gardiste pour les LGBT), interdit et condamne juridiquement l’homosexualité sur son territoire. Les politiques comme les conservateurs religieux et la majorité des botswanais sont toujours opposés à l’homosexualité.

Dorothée Audibert-Champenois
PhotosRadio.Canada/Pink News/Media.PresseInfo-Source Jeune Afrique