Une mère d’origine guadeloupéenne se jette sous un train avec ses 2 jeunes enfants

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C’est un terrible drame qui s’est déroulé ce dimanche au Fauga, dans le sud de Muret. Une femme, accompagnée de ses deux jeunes enfants, s’est jetée sous un train. Le conducteur n’ayant pu les éviter, ils sont morts sur le coup.

Cette mère de famille de 34 ans d’origine Guadeloupéenne a choisi de se donner la mort avec ses deux enfants, un nourrisson d’1 an et un enfant de 7 ans. Ils ont été happés tous les trois par un train. « Deux petites filles adorables, joyeuses« , confie une mère qui connaissait les deux jeunes enfants.

Dimanche, aux alentours de midi, la jeune femme a pris sa voiture pour rejoindre Le Fauga, au sud de Toulouse, puis elle a garé sa voiture à proximité de la voie ferrée.  Elle s’est placée volontairement sur la voie ferrée avec les deux enfants et aurait ainsi attendu.  Un train qui circulait dans le sens Tarbes-Toulouse, est vite arrivé.  Le conducteur du train a eu beau klaxonner et tenter de freiner en urgence mais il n’a pu éviter les trois personnes qui ont été percutées de plein fouet. L’enquête des gendarmes confirme la thèse du suicide.

La jeune maman, qui vivait à Castelginest, avait exprimé son désir de mettre fin à ses jours. Une lettre a été retrouvée sur place. Un geste difficilement explicable et très douloureux pour le père des enfants selon Grégoire Carneiro, le maire de la ville. Complètement anéanti, l’homme a dû être hospitalisé dimanche. Lundi, entouré par ses proches, il essayait d’affronter cette horrible réalité.

La jeune maman, qui vivait éloignée des membres de sa famille, restés en Guadeloupe ou en région parisienne, était plutôt discrète. Employée dans une crèche, elle avait même été élue représentante suppléante des parents d’élèves.

Il est toujours très difficile de comprendre un suicide et ça l’est encore plus quand il s’agit d’expliquer le geste d’une mère qui a décidé d’abréger également les jours de ses propres enfants.

« Elle était très attachée à ses filles » déclare une des amies de la jeune femme. « En même temps, je la sentais assez seule, parfois un peu déprimée comme cela peut arriver à une mère de famille qui élève des enfants en bas âge, qui travaille et assume beaucoup de choses. Certaines journées peuvent être longues et fatigantes mais je n’imaginais pas qu’elle puisse être psychologiquement si mal », poursuit-elle, visiblement touchée.