Université des Antilles : « Les politiques vont-ils prendre leur responsabilité ? »

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« Les politiques vont-ils prendre leur responsabilité ?

« Flou », « ambigu», « irresponsable », sont les qualificatifs qui ne peuvent être utilisés par les observateurs analysant le communiqué de presse final ayant clôturé la réunion des présidents de région et département de Guadeloupe et de Martinique du 4 juillet 2014 consacrée à la configuration de l’UAG.

Les choses sont claires. Tout le monde veut de la création de l’UA.
 
Le communiqué de presse précise : « Ils ont réaffirmé leurs positions respectives votées par leurs assemblées, à savoir une université des Antilles à part entière, sur la base d’une transformation de l’ex-UAG pour la Martinique ; la Guadeloupe restant ouverte sur le fondement de la base juridique devant aboutir à la mise en œuvre de l’Université des Antilles ».

Les exécutifs de Martinique sont sensibles à la position de la gouvernance. Mais il convient de tenir compte de l’existant. La transformation pourrait être une solution de transition par rapport au départ de la Guyane.
Or, celle-ci n’est pas qu’une simple terminologie. Elle traduit un mode d’organisation de la nouvelle UA reprenant celui de l’UAG, avec comme implications capitales, le maintien en place des organes de gouvernance de l’ex-UAG (conseil d’administration, président etc.) et la non-observation d’une période de transition.

Ce qui est donc privilégié, c’est la continuation du pouvoir de la gouvernance actuelle voire simplement de la présidente actuelle de l’UAG. A-t-on simplement tiré les enseignements des trente ans de fonctionnement chaotique de l’ex-UAG ainsi que ce qu’ont montré les limites de cette gouvernance dans sa  volonté de transformation ?
Il se trouve qu’une grande majorité des universitaires, sur les deux pôles, Martinique et Guadeloupe, reste unanimes sur un constat. A savoir que c’est le mode de management de cette gouvernance, fondé sur le refus du dialogue, de la concertation, de la discussion, fondé sur la tolérance zéro d’autres opinions que la sienne, fondé sur la confrontation « jusqu’au-boutiste » etc. qui ont été les ingrédients de déclenchement direct mais également d’entretien permanent de la crise.

Mais ce n’est qu’un avis.

D’autres pensent que cette méthode de management aurait instauré au sein des pôles et entre les pôles, un climat délétère, de division, de haine. Mais c’est aussi leur avis.
Il est donc apparu aux universitaires que pour lancer une nouvelle université sur des bases saines, une période de transition, avec un administrateur neutre, usant d’une nouvelle méthode de management fondée sur le dialogue, l’écoute, la concertation, s’avère incontournable pour ramener la sérénité nécessaire. C’est encore un autre avis.
Dans ces conditions, le choix politique du maintien de la même gouvernance et donc du refus de la période de transition, que réclame pourtant une large majorité des universitaires, montre bien que les avis sont très partagés.

Comment dans ces conditions peut-on garantir autre chose que le chaos avec autant d’avis ?
En outre l’UA est une structure de coopération entre deux territoires et entre deux pôles universitaires. Comment peut-elle fonctionner correctement si l’une des parties (notamment la Guadeloupe) ne veut pas de l’organisation qu’on lui donne, à savoir une « transformation » de l’ex-UAG et une continuation de la gouvernance de celle-ci ? Et vice-versa. Savons-nous ce que pense la majorité silencieuse ?
Il conviendra que les politiques prennent leur responsabilité. Tous les politiques. Cette affaire étant devenue une affaire politique.

Collectif ensemble pour l’Université des Antilles »

Une pétition en ligne a été lancée par le Collectif

Tout le monde veut deux universités indépendantes en Martinique et en Guadeloupe.

Mais personne n’ose le demander.

Les institutionnels guadeloupéens et martiniquais se mettent d’accord sur la création de l’Université des Antilles (UA) ou la continuation de l’ex-UAG sans le G. Le tout donnant l’UA.

Mais que veulent les étudiants et universitaires ? Ils veulent la création de  l’UA. Ils veulent de l’UA.

Ils veulent : une UA nouvelle, une UA attractive, une UA innovante, une UA libre, une UA nouvellement configurée. Cette UA, c’est l’autonomie renforcée des pôles : administrative, financière, pédagogique, scientifique. Cette UA, c’est aussi le principe acté d’alternance inter-polaire des présidents. Cette UA, c’est encore la nécessaire observation d’une période transitoire de préparation et de mise en place des organes de gouvernance, période transitoire conduite par un administrateur provisoire neutre. Cette UA, c’est enfin une nouvelle méthode de management fondée sur le dialogue, l’écoute, la concertation, la tolérance, le respect mutuel, la sérénité.  Le Collectif Ensemble pour l’Université des Antilles fait confiance aux exécutifs de Guadeloupe et Martinique pour concrétiser cette nouvelle création.

Pour le Collectif Ensemble pour l’Université des Antilles.La Présidente : Diana RAMASSAMY