Usain Bolt : « Je suis une légende »

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Usain Bolt, champion olympique 100 et 200 mètres

Le Jamaïcain Usain Bolt est devenu le premier athlète de l’histoire à conserver son titre olympique du 200 m en 19.32. Il a devancé ses compatriotes Yohan Blake, 2ème en 19.44 et Warren Weir, 3ème en 19.84 pour signer un triplé jamaïcain historique aux jeux Olympiques.

De g à d :  Warren Weir, Usain Bolt, Yohan Blake

Le Jamaïcain Usain Bolt a réussi son pari de devenir une légende vivante du sprint en conservant sa double couronne olympique sur 100 et 200 mètres, le Français Christophe Lemaitre perdant au contraire le sien, seulement 6e et loin du podium espéré sur le 200 mètres, jeudi à Londres. Pouvait-il vraiment en être autrement après la démonstration que le grand Jamaïcain, désormais seul au monde avec quatre titres olympiques individuels en sprint, avait offerte sur la finale du 100 mètres dimanche dernier ? « C’est ce record que je voulais et je l’ai », a aussitôt réagi le natif de Trelawny, qui, à 25 ans, n’a pas encore fini d’écrire son histoire.

« Je suis une légende. Je suis aussi le plus grand athlète vivant », a-t-il modestement avancé. Quatre ans après Pékin, Bolt a dévoré le tartan londonien dans les mêmes proportions avec un chrono 19 s 32 sensiblement égal à celui de 2008 (19 s 30), record olympique, et qui correspond à l’ancien record du monde de l’Américain Michael Johnson. Bolt s’est même permis le luxe de franchir la ligne avec l’index sur la bouche et la tête tournée vers son rival et partenaire d’entraînement, Yohan Blake, dans une mimique l’invitant au silence. « Je pouvais sentir une petite douleur dans le dos alors j’ai essayé de garder mon tempo, de rentrer à la maison et quand j’ai vu où j’en étais, j’ai décidé d’arrêter de courir parce que je savais que ce ne serait pas un record du monde », a-t-il ajouté.

Le pari raté de Lemaitre :

Aux oubliettes les doutes de l’été et les défaites lors des sélections jamaïcaines face à ce même Blake. Personne ne pouvait l’inquiéter, pas même Blake (19 s 44) et surtout pas Christophe Lemaitre (20 s 19), 6e et qui a laissé dans l’enceinte du Stade olympique une bonne partie de ses illusions. Le Savoyard avait fait le choix de faire l’impasse sur le 100 mètres, la discipline la plus médiatique, pour conserver toutes ses forces en vue du 200 mètres, où l’opposition semblait plus abordable. Mais c’est en demi-finale que le Français a sans doute perdu toutes ses chances.

Troisième de sa course, et donc qualifié au temps, il a hérité du plus mauvais couloir possible, le N.2, avec une courbe à l’angle trop serré pour un grand gabarit comme le sien (1,90 m). En finale, il a bien tenté de s’accrocher, mais son retard à l’entame de la ligne droite finale était déjà trop grand pour le natif d’Annecy. Sixième, le protégé de Pierre Carraz termine à 35 centièmes du podium, que Warren Weir a transformé en « terra jamaïca ». Plus décevant, il termine également derrière le Néerlandais Churandy Martina, premier Européen de cette finale donc, alors qu’il l’avait dominé trois semaines auparavant à Crystal Palace, à quelques encablures de Londres.

Sources, Photos : AFP / Vidéo : Francetv