Village Tropical : Le « Vidé » en salle, un nouveau concept réussi du Carnaval

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Première édition du Village Tropical à Paris, porte de Versailles. La remarque de l’organisateur explique clairement la raison d’un tel événement au mois de juillet à Paris : « Pourquoi ne pas faire comme aux Antilles vivre trois jours de Carnaval non stop, au lieu de défiler que quelques minutes dans les rues de Paris! ». Un défi qui se concrétise dans l’immense hall 5 à Porte de Versailles et une carnaval tropical apprécié des visiteurs. L’organisateur Harold Singamalon peut souffler.

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Il a fallu deux ans pour mettre en forme ce carnaval, qui prend ses marques suite à un pari fou entre deux copains. Et finalement le budget défini, les dates sont révélées, le vidé en salle aujourd’hui samedi 2 juillet 2016, démarre sur les scènes du Village Tropical.

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Un grand rendez-vous où le public était en direct avec les artistes carnavaliers. Les professionnels des vidés, à savoir les associations, les groupes, les artistes étaient présents. Le Comité du Tourisme de Guyane n’ayant pas hésité à se déplacer. L’occasion pour le comité  de faire connaître la destination à travers leur célèbre carnaval. Un voyage de trois jours dans Paris avec les Touloulous de Guyane.

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Une région qui s’est déplacée majoritairement pour l’événement. Ils ont été, selon Harold Singamalo, les premiers à répondre à son invitation.
En plus du grand bal avec les Touloulous masqués, sur les deux scènes (Nord et Sud du pavillon 5) de carnaval, d’autres artistes ont mis la foule en transe. Après la folle ambiance de Tropikana, le groupe gagnant du Carnaval tropical en juin, c’est Dédé St Prix, Marvin, Kero’s ou le groupe Kassialata qui ce samedi, deuxième jour du vidé, a fait trembler le sol parisien.

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Le public s’est déhanché jusque 22h au son des tambours de Kassialata et du groupe guadeloupéen Akiyo. En sueur une visiteuse s’époumone, les bras levés au rythme cadencé du Gwo ka : « c’est même mieux d’être à l’intérieur pour fêter le carnaval » c’est certain elle y sera pour la seconde édition.

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Vers 18h30, pendant que le groupe de guyane Kassialata, tient le public en « chauffe », Harold Singamalon, le responsable du Village forcément convaincu que son nouveau concept va séduire les antillo-guyanais, nous consacre quelques minutes. Pour cet homme qui aime les défis, son nouveau concept a fait mouche auprès des gérants du Salon de la Porte de Versailles, qui envisagent de prolonger ce Village jusqu’en 2018. Le martiniquais Harold Singamalon va signer pour deux autres éditions.

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Cette année c’est la grande parade du tissu wax à Paris. Autour du Festival, de nombreux stands étaient dédiés au Wax un tissu noble en Afrique noire, utilisé pour le prêt-à-porter et aussi pour se « coiffer » la tête. L’art d’attacher le Foulard, une autre activité très prisée ce samedi au Village Tropical. Une démonstration avec Vanessa, d’origine haïtienne qui une fois encore, montre tout son talent dans cette technique importée d’Afrique.

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Mais les conseillers en coiffure ont eu leurs clients. A quelques pas des stands d’artisanat tropical et de restaurations, l’Institut «Ecole Olilor Coiffure » fait bonne figure. L’école qui est ouverte depuis quatre ans forme les coiffeurs du CAP au Bac professionnel.

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Les étudiants ont aussi les possibilités de suivre des stages dans le salon annexe à leur Ecole de formation. Avec son foulard noué autour des cheveux, Awa guyanaise, fait partie de l’équipe d’encadrement de l’établissement privé qui a son siège à Livry Gargan, en région parisienne au Nord-Est de Paris.

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Au Village tropical, devant les stands de découverte, la zone de garde pour les « kids ». Les parents n’avaient aucune excuse pour courir le vidé en salle. L’organisation a été pensée pour qu’ils laissent leur enfant, s’ils le souhaitent,  dans un parc aménagé en nurserie.

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Au son du groupe Akiyo, qui souffle ses trente huit bougies, les antillo-guyanais et leurs amis complices ont prouvé que ce concept inédit en France métropolitaine : courir le vidé en salle, est une idée qui va germer.

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Reportage & Photos Dorothée Audibert-Champenois