Zika : Des moyens supplémentaires pour aider la Martinique et la Guyane

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Hier (3 janvier), lors d’une conférence de presse Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a fait le point sur le Zika pour les DFA (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Saint-Martin). Elle en a profité pour annoncer sa venue à la fin du mois.

La Ministre sera en visite dans les départements d’outre-mer touchés par le zika à la fin du mois de février. Mais en amont Elle a souhaité rassurer et informer sur l’évolution du virus et les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce dernier. En ce qui concerne les nouveaux éléments relatifs à une contamination par voie sexuelle, la ministre reste tout de même prudente sans pour autant écarter le danger.

« Les autorités britanniques et irlandaises ont recommandé hier le port du préservatif pour le partenaire masculin d’une femme enceinte ou ayant un projet de grossesse lorsqu’il est ou a été exposé au Zika. Un avis du conseil national professionnel de la gynécologique obstétrique, dont je viens d’avoir connaissance et qui vient d’être rendu public, va dans le même sens et recommande… l’emploi du préservatif pour les femmes enceintes ou en âge de procréer en zones d’endémie, ou dont le compagnon est suspect d’être infecté ».

Marisol Touraine est également revenu sur la prise en charge des femmes enceintes. Un suivi et une prise en charge spécifiques ont été mis en place pour les femmes enceintes résidant dans les territoires concernés. Elle invite toutes les femmes enceintes à consulter un médecin pour être précisément informées. En cas de suspicion d’infection, un bilan étiologique complet sera réalisé, la recherche du virus sera effectuée, et en cas d’infection confirmée, une surveillance échographique mensuelle orientée sur des signes neurologiques sera mise en place.

D’autres précautions concernent les dons de gamètes et les assistances médicales à la procréation (AMP). Ces procédures doivent être différées. Elles concernent les établissements hospitaliers mais également les personnes qui reviendraient en métropole après un séjour dans l’un des territoires concernés, sur une période de 28 jours après le retour et la réalisation d’un examen du sperme.

Marisol Touraine a annoncé l’arrivée de nouveaux materiels et moyens pour les établissements hospitaliers des régions concernées. L’Etablissement de Préparation et de Réponses aux Urgences Sanitaires (EPRUS) a été mobilisé. Quatre de ses professionnels de santé sont sur place depuis vendredi dernier. Leur objectif : évaluer les besoins complémentaires à fournir aux hôpitaux et aux médecins dans ces territoires.

« Sans attendre les résultats définitifs de la mission d’évaluation de l’EPRUS, j’ai décidé de renforcer le matériel de prise en charge en réanimation des syndromes neurologiques graves dans les hôpitaux concernés. Dès le début de semaine prochaine, 6 respirateurs supplémentaires seront donc livrés au CHU de la Martinique et 2 respirateurs supplémentaires au CH de Cayenne en Guyane. L’EPRUS a par ailleurs d’ores et déjà « pré-mobilisé » des renforts en professionnels de santé, dans le cas où la situation le nécessiterait localement. 50 réservistes, dont des réanimateurs, sont prêts à partir si nécessaire. L’objectif est de constituer des équipes médicales (4 à 5 médecins réanimateurs et 6 à 8 infirmiers) susceptibles de prendre en charge une unité de 4 lits de réanimation.

La mission de l’EPRUS se concentre sur les territoires où l’état d’épidémie est déclaré. Son évaluation en Martinique s’est déroulée jusqu’à hier (3 janvier). Elle est actuellement en Guyane avant de terminer par la Guadeloupe.

A.G