11 millions d’euros et des mesures pour lutter contre les sargasses en Martinique

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Annick Girardin et Nicolas Hulot ont quitté les Antilles Françaises où ils s’étaient rendus pour se rendre compte de l’impact des sargasses sur les populations. De nombreuses annonces ont été faites pour la Martinique et la Guadeloupe au terme de ces quelques 72 heures de visite au total passées dans les deux îles.

C’est d’abord la ministre des outremer Annick Girardin qui a pris la parole lors de cette conférence de presse organisée à Fort de France à la résidence préfectorale.
Pour une lutte efficace contre les sargasses, elle a proposé une meilleure coordination des moyens et un travail de groupe.

Un plan national qui concerne six ministères : santé, écologie, intérieur, économie, recherche et des outre-mer a été envisagé. Des plans territoriaux seront aussi déployés pour déterminer le rôle de chacun.

S’agissant des aides d’urgence, trois millions d’euros ont été débloqués immédiatement pour être aux côtés des collectivités qui étaient en première ligne jusque là.
Au-delà de cette somme, une autre aide de trois millions d’euros est accordée pour conforter la précédente et une enveloppe de 5 millions d’euros va permettre l’achat de matériel innovant servant au ramassage des algues brunes.

Les prévisions sont aussi prises en compte et le déploiement de capteurs pour mesurer l’impact des émanations sur la santé.

En terme d’impact sur la santé, il ne pas faire peur selon Annick Girardin
La coopération régionale a aussi été abordée par les ministres. Une conférence régionale aura lieu en octobre prochain et une rencontre internationale est vivement souhaitée avant début 2019.

Un soutien sera apporté aux secteurs éprouvés comme la pêche, le tourisme ou encore le commerce avec un accompagnement au cas par cas sous forme de dispositifs divers.

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire a pour sa part rappelé la solidarité de l’Etat aux Antilles françaises face aux problèmes des sargasses. Le ministre de la transition écologique a mis l’accent sur les moyens à la fois de la nation l’Etat mais aussi des collectivités locales pour y venir à bout.

Il faut désormais anticiper l’impact du phénomène prévisions avec une opérationnalité et une stratégie optimales selon Nicolas Hulot. C’est-à-dire en 48 heures maximum, assurer le prélèvement et le ramassage des sargasses au niveau des zones habitées, et l’Etat interviendra à ce niveau là.

En conclusions, le plan national a quatre objectifs:
Accélérer la mise en place d’un réseau de suivi et de prévisions des échouages ainsi que le réseau sanitaire de suivi des émanations de gaz liés à la décomposition des algues et des risques potentiels sur la santé.

Le nombre de capteurs sera augmenté pour réaliser en direct des mesures du H2S. 22 en Guadeloupe et autant voire plus en Martinique.
Une étude scientifique sera lancée à l’université pour la valorisation de ces sargasses avec l’ADEM.

L’union européenne sera sollicitée pour notamment l’acquisition de matériels.
Des bulletins et un site internet permettront d’émettre des informations sur le niveau d’émission de particules et sur l’arrivée des sargasses.

 

Photos : Préfecture Martinique