1er film, 1er Festival pour le réalisateur martiniquais Clément Esso

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Son projet a pris forme à Barcelone où il réside depuis un peu plus d’un an. Clément Esso qui a toujours voulu se lancer dans la production cinématographique est aujourd’hui un réalisateur dont le film « African Héritage » est dans la sélection officielle du Festival International du Film Panafricain à Cannes(FIFP).

Nous l’avons rencontré à l’Espace Miramar. Situé à quelques pas du célèbre Hôtel grand étoile, « Le Miramar », le cinéma Miramar est dédié aux projections des films du FIFP. Ce soir, à 19 heures, le court métrage documentaire sera présenté aux spectateurs venus le découvrir.

Né, il y a 34 ans, à Paris, de parents martiniquais, sa mère est de Saint-Pierre et camerounais, son père est originaire de Douala, la ville économique du Cameroun en Afrique de l’Ouest, Clément est un panafricain qui cherche encore à mieux connaître ses racines.

A travers ce film court, Gabriel Engelsman et Clément Esso ont voulu porter à l’écran, les questions et les travers de la condition des hommes et des femmes noires qui vivent en Europe. La quête est d’autant légitime qu’à Barcelone (en Espagne) où il vit, il existe peu de référent issu de la communauté noire.

Aussi, grâce à ce documentaire, il devient témoin et acteur pour une meilleure intégration des minorités « invisibles ».

Dans « African Héritage », Diara est une métisse, née dans la ville de Barcelone. Comme dans un miroir, elle s’observe, femme noire et différente des autres et, elle veut comprendre comment son image est perçue dans la société occidentale (espagnole) où elle vit.

Pour Clément Esso qui signe ainsi son premier film, son premier court-métrage documpentaire, il semblait naturel de clarifier à sa façon les relations des personnes de sa communauté et donner des pistes aux autres pour mieux juger et accepter les afro-descendants.

« African Héritage » sera en salle, ce samedi soir 21 avril 2018, à partir de 19 heures à l’Espace Miramar, 65 Boulevard de la Croisette à Cannes. Il sera suivi du film « Tourments d’Amour » réalisé par Caroline Jules de Guadeloupe.

Ecoutez Clément Esso qui témoigne sur le manque d’espace que les minorités occupent dans la société espagnole :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy

Images C’news Actus Dothy