316 maires d’Ile-de-France demandent à Macron de repousser la rentrée scolaire après le 11 mai

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, France
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Dans une lettre adressée au Chef de l’Etat, 316 maires franciliens demandent un report de la rentrée des classes, au delà du 11 mai, date du déconfinement.

Cette lettre rendue publique dans le journal La Tribune assure que les conditions de réouverture des établissements ne sont pas réunies.

« Les maires d’Île-de-France ne porteront pas la responsabilité de l’Etat dans une réouverture des écoles à marche forcée », écrit l’Association des maires d’Ile-de-France dans une lettre signée par 316 maires franciliens dont la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Ils estiment qu’ils n’ont pas le temps d’organiser la rentrée des classes dans des conditions d’hygiène suffisantes d’ici le 11 mai.

« Nous vous demandons solennellement que l’Etat s’assure que toutes les conditions sanitaires sont réunies pour permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école », écrivent les maires.

L’Association de maires de France demande au chef de l’Etat de ne pas faire reposer sur les maires la responsabilité juridique, politique et morale de la réouverture des écoles.

« Nous demandons à votre gouvernement de prioriser clairement les enfants qui pourront/devront reprendre le chemin de l’école en Île-de-France, en tenant compte du contexte familial de chaque enfant et en suivant un impératif de justice et d’équité », soulignent par ailleurs les maires.

« Nous apprenons, dix jours avant la date de réouverture des écoles, qu’il appartiendrait aux maires de décider de la réouverture des écoles, et aux parents de décider du retour vers le chemin des classes de leurs enfants. Que le calendrier de la reprise progressive des niveaux de classes, initialement annoncé, n’est plus valable, s’agissant des GS, CP et CM2. Et que nous ne saurons que le 7 mai, à la veille d’un week-end de trois jours précédant la rentrée annoncée, si nos départements sont officiellement classés en zone rouge », s’inquiètent les maires.

« Enfin, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore d’informations sur les enseignants qui seraient disponibles pour nos écoles, sur le nombre d’animateurs qui pourront être disponibles pour le périscolaire, ni même des effectifs des élèves à accueillir », s’étonnent-ils.

Et d’ajouter : «Nous recevons par ailleurs des instructions pour donner une dimension culturelle et civique au périscolaire. »
« Tout cela ne s’improvise pas du jour au lendemain », fustigent les maires.